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Bonjour,

Nous avons passé un superbe petit séjour au désert des Bardenas Reales.

Avec notre 2cv préparée « raid », nous avons parcouru 130 km à travers les pistes du désert. Le paysage est magnifique.

Nous avons également visité le sud des Bardenas grâce à vos itinéraires proposés sur votre site, ils sont très explicites.

Aucune galère particulière pour nous.

Nous avons ensuite dormi au camping de Villafranca dans un mobil-home loué pour le week-end. Très bon camping sauf beaucoup de moustiques acharnés.

Nous sommes prêts à repartir avec plusieurs 2cv, maxi cinq, pour leur faire découvrir cet endroit exceptionnel.

Nous avons aussi mangé à la Cidrerie Bornax suite à vos conseil et franchement délicieux.

Cédric Camsuzou et Coralie Devaux, des Pyrénées Atlantiques.

 

Réponse de Fred :

Bonjour Cédric,

Il n’y a pas à dire, votre 2 cv est superbe !

Voila une manière originale de découvrir les Bardenas, au volant d’une bonne vieille deudeuch modifiée façon rallye-raid.

Et ce rouge vif, on doit vous voir à des kilomètres !

Heureux que mes itinéraires vous aient facilité votre visite des Bardenas, et je ne doute pas que vous ayez apprécié la gastronomie locale dans cette excellente Cidrerie Bornax.

Bien à vous,

Fred.

 

 

Bonjour,

Je vais commencer par une bonne nouvelle, la renarde des Bardenas est toujours présente. Effectivement, jeudi dernier (09 mai 2013) nous étions en rando au château de Peñaflor dans la réserve de Vedado. Vers 12h nous nous installions pour manger au pied du château, évidemment nous parlions de la renarde dont votre site internet fait allusion.

Quelques minutes plus tard la renarde était là, elle nous observait et attendait bien sûr un petit bout de pain. Peu sauvage, elle vint manger sur le bout de nos pieds ! Quel moment unique partagé avec cet animal peu farouche et attachant.
Malheureusement, le plaisir fut de courte durée : deux touristes peu soucieuses du milieu naturel dans lequel elles se trouvaient se sont imposées en voiture jusqu’au pied du château !!!!!!!!! Et bien sûr la renarde s'est sauvée à vive allure !

Il est fortement regrettable que des touristes "du dimanche" puissent venir en voiture au cœur d'une réserve d'une telle qualité, mais aussi un peu partout sur les pistes du parc naturel des Bardenas, réserve de biosphère. Aucun respect pour l'environnement et pour les randonneurs naturalistes.
Voila c'était le coup de gueule !!!

Benoit.

 

Réponse de Fred :

Bonjour Benoit,

Vos photos sont tous simplement superbes !

Et oui, la renarde est toujours là, et en pleine forme. Et comme chaque année en cette saison je reçois de nombreux emails qui témoignent de sa bonne santé.

Je l’ai moi-même rencontré il y a une dizaine de jours, et comme d’habitude c’est au pied du Castillo de Peñaflor qu’elle est apparue. Elle s’est approchée de moi au point de pouvoir presque la toucher !

Vous avez raison de dire qu’il s’agit d’un moment unique, car d’ordinaire il est impossible d'approcher un renard aussi près. J’en croise très souvent dans les Bardenas mais ils prennent la fuite dès qu’ils me voient. La renarde de Doña Blanca est tout simplement exceptionnelle !

 

Ps : Je ne m’attarderais pas sur ces touristes peu respectueux dont vous parlez, il y en a malheureusement partout et il est très difficile de leur faire entendre raison.

 

Un grand merci à Benoit pour ces trois belles photos.

 

Pour ceux qui ne connaissent pas la renarde de Doña Blanca :

Cette renarde est apparue pour la première fois en 2007, mais elle n’est connue des randonneurs que depuis 2009. Au fil des années, notre renarde est devenue la mascotte du Vedado de Eguaras, ce petit îlot forestier enclavé entre la Blanca et el Plano (Réserve Naturelle située à l’ouest des Bardenas).

Tous ceux qui ont rencontré la renarde peuvent en témoigner : tel un petit chien, elle n’hésite pas à s’approcher des randonneurs et à les suivre sur les pistes. Elle est si sociable qu’elle accepte volontiers les bouts de pain que l’on lui offre.

Cette renarde a été commentée de nombreuses fois dans ce site internet (voir les pages « Flash infos » de 2009 à aujourd’hui, et les nombreux témoignages figurant dans le Livre d’Or).

 

 

Bonjour,

A un endroit du site il est écrit "A ceux-là, je ne cesse de le répéter : Les Bardenas où tout est permis c'est terminé !", et pourtant à un autre endroit du site il est écrit : "Comme chaque année en cette saison, les Bardenas connaissent une suractivité militaire qui est loin de passer inaperçue."

Donc, les Bardenas où tout est permis (tirs à balles réelles), c'est toujours possible !

Signé : quelqu'un qui ne comprend toujours pas le danger représenté par un marcheur (?).

Alain

 

Réponse de Fred :

Bonjour Alain,

Vous avez tout à fait raison, ces deux phrases peuvent paraître contradictoires.

C’est pourquoi je profite de votre remarque pour apporter une explication qui sera utile à bon nombre de mes internautes :

Les Bardenas ont été déclarées Parc Naturel en 1999, et comme dans tout Parc Naturel il y a des règles à respecter. Le problème est que les militaires occupent les lieux depuis 1951.

L’armée de l’air espagnol dispose d’un champ de tir et de bombardement vaste de 2.200 hectares. Cette zone est considérée comme « Zone Spéciale » et bien que faisant partie du territoire des Bardenas Reales les règles du Parc Naturel ne s’y appliquent pas ; car dans cette zone, c’est l’armée qui fait la loi.

Normalement, les activités militaires au sol ne peuvent avoir lieu qu’à l’intérieur du champ de tir, en aucun cas en dehors. Toutefois, rien n’interdit le survol du reste du territoire par des aéronefs appartenant à l’armée.

Les 2.200 hectares de la zone militaire sont loués au ministère de la défense, l’armée n’en est pas propriétaire. Le contrat de location aurait dû prendre fin début 2009 mais il a été renouvelé pour 20 années supplémentaires avec l’accord de l’organisme qui gère le Parc Naturel, la « Comunidad de Bardenas ».

Beaucoup d’argent était en jeu dans ce renouvellement, on parle de quelques 240 millions d’euros répartis sur 20 ans !!! Les bénéficiaires de ces millions ? La « Comunidad » et les communes navarraises limitrophes (les aragonais sont les grands oubliés dans ce dédommagement).

En 2008, par sécurité, le gouvernement espagnol a officiellement déclaré le Polygone de tir des Bardenas Reales « Zone d’Intérêt pour la Défense Nationale ». Ce statut peut, le cas échéant, permettre au Gouvernement Espagnol l’expropriation pure et simple des 2.200 hectares du polygone de tir des Bardenas, ... à priori sans aucun recours possible.

Donc, soyons réaliste, il est absolument certain que l'armée ne quittera jamais les Bardenas !

La présence des militaires est très néfaste pour l’environnement, mais touristes et autochtones n’ont pas d’autre choix que de faire avec.

Pour revenir à la première phrase que vous citez, « A ceux-là, je ne cesse de le répéter : Les Bardenas où tout est permis c’est terminé ! », je m’adresse principalement aux conducteurs de véhicules tout-terrain (4x4, motos et quads). Il est clair que les randonneurs à pied et à vtt ne sont pas une nuisance pour la nature, même s’ils doivent eux aussi respecter quelques règles (pour l’essentiel : bivouacs et feux de camp interdits).

Pour ces randonneurs, la seule véritable contrainte est l’interdiction d’accès aux zones Pisquerra-Rallon-Ralla-Gora pour cause d’accouplement et de nidification des grands rapaces. Durant la première année d'application, cette interdiction d’accès s’étendait de février à octobre (9 mois), mais face au mécontentement des professionnels du tourisme cette mesure a été réduite à 4 mois (d’avril à fin juillet).

Attention toutefois, avec les gérants du Parc Naturel les dates d’interdiction et de levée d’interdiction ne sont jamais réellement figées !

Interdire temporairement l’accès à ces sites est selon moi une bonne mesure, bien que je déplore qu'elle soit aussi longue (au-delà de 3 ou 4 mois c'est trop long).

Je m’explique : il y a quelques années j’ai constaté par moi-même la gêne que peut occasionner le passage répété des randonneurs en un lieu donné. Un sentier se trouve en bas d’une falaise où niche un vautour. J’observe et j'y constate de nombreux passages de randonneurs, à peine à une trentaine de mètres du nid. Les randonneurs sont dans l’ensemble assez silencieux, mais malgré tout, à chaque passage, le vautour se lève du nid et s’en éloigne d'un mètre ou deux. A un moment un groupe de sept ou huit vététistes est passé, ce qui a eu pour effet de faire s’envoler le vautour !

J'ai observé cela durant une petite heure, mais il est clair que ce pauvre vautour subit ce va et vient à longueur de journée et durant la majeure partie de l'année ! La gêne est donc réelle et cela peu incontestablement mettre en péril la reproduction et la nidification de ces grands rapaces. Je pense que n'importe quel randonneur amoureux de la nature est capable de comprendre ça.

Voila, votre remarque était pertinente et je me devais de vous apporter quelques explications pour que vous puissiez comprendre clairement ces deux phrases contradictoires.

 

ATTENTION !!! Cette conversation est antérieure à l’année 2014.

A partir de 2015 la réglementation touristique devrait être adoucie de manière très significative.
Pour vous tenir informé, n’hésitez pas à consulter les pages "Flash infos" et "Infos tourisme" du présent site internet.

 

 

Bonjour,

Sur votre site vous pointez les réactions négatives de certains usagers potentiels du parc face aux interdits. Je tiens à vous soutenir dans votre affichage et vos infos. Dans un parc naturel au milieu si fragile et si sensible c’est essentiel et fondamental.

Je trouve consternant que les usagers potentiels aient autant perdu leur relation avec la nature et l'environnement. Je dirais même qu'ils ne méritent pas un tel lieu.

Félicitations pour votre site et votre travail d’informations et de valorisation.

Martine (Auvergne)

 

Réponse de Fred :

Merci Martine, je vous remercie pour votre soutien.

C’est incontestable, lorsqu’un site naturel connaît un afflux touristique chaque année plus important, il arrive un moment où l’établissement d’une réglementation s’impose. C’est une question de bon sens.

J’ai constaté que bon nombre de français et d’espagnols sont agacés par cette nouvelle réglementation ; logique, ça casse leurs habitudes. Il faut s’adapter et adopter de nouveaux comportements, c’est ce que j’ai fait, et c’est ce que beaucoup ont du mal à faire (ou ne veulent pas).

J’ai connu les Bardenas de nombreuses années avant qu’elles ne deviennent un Parc Naturel, à cette époque tout semblait permis, et évidemment il y a eu des excès de la part de certains visiteurs (notamment les conducteurs de 4x4). Il est bon de signaler que certains de ces excès ont motivé l’instauration d’interdits aujourd’hui contestés par les plus récalcitrants.

A ceux-là, je ne cesse de le répéter : Les Bardenas où tout est permis c’est terminé !

Je vois que vous habitez en Auvergne, j’y ai également vécu durant une partie de mon enfance, à St Pourcain sur Sioule pour être précis (Allier). J’en ai le souvenir d’une nature belle et omniprésente. Que de bons souvenirs !

 

ATTENTION !!! Cette conversation est antérieure à l’année 2014.

A partir de 2015 la réglementation touristique devrait être adoucie de manière très significative.
Pour vous tenir informé, n’hésitez pas à consulter les pages "Flash infos" et "Infos tourisme" du présent site internet.

 

 

Si le menu du site n'est pas apparu à gauche de votre écran, cliquez ci-dessous.

www.bardenas-reales.net

 

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