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..............Année 2011

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37.294 visiteurs :

37.294 visiteurs, c’est le nombre total de touristes ayant visité les Bardenas Reales durant cette année 2011. Ce nombre est certainement très sous-estimé puisqu’il ne tient compte que des personnes qui ont transitées par le Centre d’information Touristique, mais il n’en demeure pas moins un bon indicateur de la popularité du parc Naturel.

Voici ce qu’on peut tirer de ce chiffre :

Donc, sur 37.294 visiteurs,

67% sont d’origine espagnole,

30% sont venus de France,

03% viennent d’autres pays européens.

56% des touristes utilisent leur automobile personnelle pour visiter les Bardenas, 17% viennent à bord d’autobus (voyages organisés), 11% optent pour la visite à pied, 10% le vélo tout-terrain, et 5% utilisent d’autres moyens de transport (moto, quad, etc).

 

 

¡ Felices fiestas !

Le site "bardenas-reales.net" et son webmaster vous souhaite un Joyeux Noël 2011 et une très Bonne Année 2012.

 

 

Il neige ! Et pas qu’un peu !!!

Magnifique ! Somptueux !

Aujourd’hui, mercredi 09 novembre 2011, la Bardena Blanca n’a jamais autant mérité son nom : La Blanca (la blanche) !

En effet la neige s’est abattue sur tout le territoire bardenero, offrant ainsi au regard un paysage insolite et peu commun. Les photos qui suivent ont été réalisées par un espagnol qui vit dans les environs, nous y voyons quelques reliefs du Rallon et de la Ralla.

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Pisquerra, Ralla et Rallon, enfin accessibles !

Les discutions entre responsables du Parc Naturel et professionnels du tourisme vont bon train et semblent avoir partiellement porté leurs fruits.

Ainsi, l'interdiction d'accès aux sites de la Pisquerra, du rallon et de la Ralla vient d'être levée, mais pour une durée indéterminée. Le flou persiste donc sur les dates à venir concernant l'ouverture et la fermeture de la zone au tourisme.

En attendant, vous constaterez avec plaisir que les panneaux d'interdiction ont été remplacés par des panneaux gris et sans inscriptions. L'accès à la Pisquerra, au Rallon et à la Ralla sera autorisé jusqu'au printemps, mais à compter du mois de mars il vous sera vivement recommandé de contacter la "Comunidad de Bardenas Reales de Navarra" pour vous renseigner sur le sujet.

Si dans l'avenir des dates sont établies de façon officielle, elles vous seront aussitôt communiquées dans le présent site internet.

 

 

Dream Land :

Le prestigieux journal économique et financier « Financial Times » a publié le 07 octobre dernier un article intitulé Dream Land (le pays des rêves) dans lequel sont vantés les extraordinaires paysages des Bardenas Reales.

Cet article est paru dans la page « Destination européenne » de l’édition papier du journal, ainsi que dans l’édition internet.

 

 

Pisquerra, Ralla et Rallon, toujours interdits d’accès :

Les responsables du Parc Naturel des Bardenas Reales tardent à prendre une décision :

  • Quand l’interdiction d’accès à la Pisquerra, à la Ralla et au Rallon sera-t-elle levée ?
  • Quelles seront les dates de début et de fin d’autorisation ?
  • Y aura-t-il de nouvelles restrictions et des itinéraires imposés en ces lieux ?

A ce jour (11 octobre), rien, absolument rien n’est décidé.

Cette lenteur de prise de décision et cette absence de communication et d’informations a de quoi agacer, mais réjouissons-nous ! Car une réunion va prochainement avoir lieu afin de régler ces problèmes au plus vite !

Au cours de cette réunion, professionnels du tourisme et responsables du Parc Naturel vont discuter de leurs préoccupations respectives et de leurs impératifs.

Histoire à suivre dans la rubrique « Flash infos » du présent site internet.

 

 

Deuxième course VTT « Bardena Negra » :

 

La deuxième course VTT « Bardena Negra » s'est déroulée hier, dimanche 25 septembre.

Moins réputée et bien moins éprouvante que la célèbre course « Extreme Bardenas », organisée par la commune d’Arguedas, la course « Bardena Negra » n’en demeure pas moins très attractive (voir "Flash infos 2010").

 

 

Cette course est organisée chaque année par le Club Cycliste Portimayor de Fustiñana.

 

 

Sécheresse: Situation critique pour 100.000 brebis !

A peine cinq jours que les troupeaux pyrénéens sont arrivés dans les Bardenas (voir plus bas), et voila que les bergers lancent un cri d’alarme !

Il n’y aurait pas suffisamment d’herbage pour nourrir le bétail jusqu’à juin 2012 !

Cette pénurie d’herbes est une conséquence inattendue de l’exceptionnelle sécheresse qui sévit dans les Bardenas depuis l’hiver dernier. Selon les bergers, la majorité des terres offrent à peine 15 jours de pâture ! (quelques rares zones peuvent suffire durant un mois).

Les bergers et leurs brebis n’auront alors pas d’autre choix que de quitter prématurément les Bardenas pour se rendre vers des terres plus accueillantes, principalement vers les rives de l’Ebre.

 

 

Petite mise au point sur les interdits :

Ces derniers temps, vous avez été nombreux à m’écrire pour me faire part de votre mécontentement concernant la Réglementation Touristique en vigueur dans les Bardenas.

Cela implique donc une petite explication, rendons-nous rubrique "Infos tourisme" en toute fin de page.

 

 

Un éléphant ?!!!

Nous en avons déjà parlé dans ce site, les Bardenas servent souvent de décor lors de tournages de films publicitaires. Ces tournages sont chaque année plus nombreux, et il arrive parfois que des touristes en soient les témoins privilégiés (voir les « photos volées » du nouveau 4x4 Tiguan, en milieu de cette page web).

Les photos qui vous sont présentées ici ont été prises il y a quelques jours par Ivo Pagès, un touriste français qui visitait les Bardenas à moto.

 

Ivo se trouvait dans la Bardena Blanca, et lorsqu'il arriva dans le secteur de las Cortinas il eut la surprise de voir ... un éléphant ! Puis un peu plus loin, des panthères !!!

Le désert des Bardenas est-il donc à ce point dépaysant pour que l’on se croit en Afrique ?!!!

Non bien sûr, il s’agissait là d’un simple et bien mystérieux tournage publicitaire. Notre ami motard fut d’ailleurs assez mal accueilli par l’équipe du tournage, surtout lorsqu’il dégaina son appareil photo qui faillit lui être confisqué !

 

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Après une rapide enquête, nous pouvons confirmer que ce tournage publicitaire concerne la marque française Cartier, et que l’éléphant que nous voyons ici est en fait une éléphante d’Asie nommée Dumba, âgée de 33 ans et pesant 3200 kg. Dumba est par ailleurs une grande habituée du cinéma et des films publicitaires européens.

 

 

Un grand merci à Ivo Pagès pour ses photos insolites.

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Bardenero Mayor 2011 :

Hier 18 septembre, à l'occasion du "Dia de Bardenas" organisé à Falces (voir article ci-dessous), l'association Ascapebar a élu Miguel Sanz Sesma comme étant le "BARDENERO MAYOR 2011".

Ce titre prestigieux est attribué chaque année à un homme qui se sera distingué pour son amour des Bardenas. Un BARDENERO MAYOR doit faire preuve d'une passion perpétuelle pour les Bardenas, il doit porter cette terre dans son coeur, en parler, la faire connaitre tel un ambassadeur bénévole, et en avoir une très bonne connaissance par son travail ou par ses loisirs.

 

 

Entrée des troupeaux pyrénéens dans les Bardenas :

Voici un événement annuel que nous n’avons jamais signalé dans la rubrique « Flash infos », erreur regrettable que nous allons réparer dès maintenant.

Depuis des temps immémoriaux, les bergers pyrénéens des vallées de Roncal et de Salazar conduisent leurs troupeaux dans les Bardenas afin qu’ils y passent l’hiver dans des conditions moins rudes qu’en montagne.

L’entrée dans les Bardenas a lieu le 18 septembre de chaque année, par un site connu sous le nom de « el Paso » (au nord de la Bardena Blanca).

Pour l’occasion, un village bardenero est élu chaque année afin qu’il y soit organisé le « Dia de Bardenas », la grande fête des Bardenas.

Pour cette année 2011, c’est le village de Falces qui a été choisi.

Si vous souhaitez assister à ces festivités, vous pouvez consulter le programme ici.

Notons que pour célébrer cet événement, un concert lyrique se déroulera la veille au Monastère de la Oliva (près de la petite ville de Carcastillo).

 

Ci-dessus : Un berger conduit son troupeau dans la Blanca Alta.

 

 

Le renard de Doña Blanca, toujours là :

Souvenez-vous, il y a deux ans nous avions appris l’existence d’un renard fort peu farouche qui n’hésitait pas à suivre les randonneurs comme le ferait un petit chien.

Depuis, ce renard est devenu une véritable mascotte locale. Il est connu comme étant « le renard de Doña Blanca », du nom d’une tour fortifiée près de laquelle il apparait fréquemment (1).

Chaque année, nombreux sont ceux qui se demandent si ce petit canidé a survécu au froid et à la famine de l’hiver, et surtout s'il a pu échapper aux coups de fusil des chasseurs ; ... et chaque année, quelques randonneurs viennent nous rassurer en nous rapportant des nouvelles du renard de Doña Blanca (2).

Aujourd’hui, c’est Alain Difonzo qui nous fait part de sa rencontre avec ce sympathique animal, et de toute évidence notre renard a l’air en pleine forme : il n’a pas perdu ses bonnes vieilles habitudes qui consistent à réclamer un peu de nourriture aux randonneurs de passage.

 

Merci à Alain Difonzo pour ses deux photos du renard de Doña Blanca.

 

(1) La tour de Doña Blanca date du XIII° siècle, elle se situe dans le Vedado de Eguaras (zone contiguë à la Bardena del Plano) et est également connue sous le nom de « Castillo de Peñaflor ».

(2) Voir les rubriques « Flash infos 2009 », « Flash infos 2010 », « Livre d’Or 7 » et « Livre d’Or 8 ».

 

 

Sécheresse : Situation très critique pour l’agriculture !

Nous l’avons déjà signalé dans cette page web, la région des Bardenas Reales connait depuis plusieurs mois une sécheresse exceptionnelle.

Les pluies ont été totalement absentes durant l’hiver dernier, le printemps a été très faiblement pluvieux, et bien que nuageux cet été est toujours sans pluies !

Actuellement la terre des Bardenas est extrêmement compacte, sèche et poussiéreuse.

L’agriculture est particulièrement touchée par cette sécheresse. Les récoltes étant maintenant terminées, il a été constaté que les pertes agricoles s’élèvent à environ 67 % (et même à 90% pour certaines zones) !

Contrairement aux terres navarraises et aragonaises périphériques, les Bardenas Reales sont presque totalement dépourvues de systèmes d’irrigation et dépendent uniquement des pluies.

Pour les agriculteurs, l’année 2011 aura été l’une des pires années depuis plus d’un siècle !

 

 

Avis aux campeurs !

Lorsque l’on vient de France et qu’on a nul part où passer la nuit, il est parfois très tentant de planter sa tente dans les Bardenas.

Sachez toutefois que cette pratique est strictement interdite !

Chaque année, durant la période estivale, les Gardes du Parc Naturel des Bardenas Reales traquent sans relâche tous ceux qui ne respectent pas la réglementation touristique.

Ils sont assermentés et font autorité dans le Parc. Ils patrouillent à toutes heures de la journée et dans toutes les zones des Bardenas.

Mais ce que peu de gens savent, c’est qu’ils patrouillent aussi la nuit dans l’unique but de débusquer ceux qui font du camping sauvage ! Et à ce petit jeu ils sont particulièrement doués !

Donc, si vous ne voulez pas vous faire expulser des Bardenas en plein milieu de la nuit, soyez prévoyant : il existe de nombreuses possibilités d’hébergement tout autour des Bardenas (des hôtels et des locations, et même un camping).

 

Bon à savoir :

- L’accès aux Bardenas est autorisé de 08h00 à une heure avant le coucher du soleil. Durant la nuit, aucune présence touristique n’est tolérée.

- Il est à noter que la quasi-totalité des contrevenants sont français ! Encore une fois, ce n’est pas bon pour notre image !

 

 

Nouveau livre de Frédéric Moncoqut :

Le webmaster du présent site internet, Frédéric Moncoqut, vient d’éditer son quatrième livre. Une fois n’est pas coutume, l’auteur vous propose une destination autre que l’Aragon ou les Bardenas : le Maroc.

Ce livre est un recueil de photos (argentiques), d'aquarelles, de contes, de légendes, de proverbes, et d’histoires vécues.

Nous partirons de la place Jamaâ el Fna à Marrakech, nous traverserons le Haut Atlas et l’Anti Atlas, nous nous attarderons un moment dans les oasis du Drâa et de Dadès, et enfin nous terminerons notre voyage dans le Sahara marocain.

« Maroc » est un livre qui ravira assurément les passionnés de ce beau pays.

Plus d'infos ici.

 

 

Profonde rénovation du site de Sancho Abarca :

La langue de terre de Sancho Abarca se situe dans la Bardena Aragonaise, au sud-est de la Bardena Negra, et dépend de la municipalité de Tauste.

Le site est relativement peu connu des touristes, pourtant il s’agit là d’un formidable belvédère naturel d’où l’on peut contempler de vastes étendues telles que l’immense plaine des Cinco Villas (Aragon) ou les pinèdes de las Caidas de la Negra.

Conscients de la valeur du site, les aragonais ont entamé cet hiver un grand programme de rénovation :

 

La vieille église a subit une profonde et très nécessaire restauration extérieure. L’intérieur sera également restauré durant les mois et années à venir.

Ci-dessus : l'église telle qu'elle était il y a encore quelques mois. ( Photo : Chantier )
Ci-dessus : l'église lors de sa restauration. ( Photo : Chantier )
Ci-dessus : l'église aujoud'hui. ( Photo : F.Moncoqut )

 

Sous les pins, le sol terreux et poussiéreux a été bétonné, l’éclairage et des bancs ont été installés, le vieux muret a été remplacé par un mur moderne, et cerise sur le gâteau une superbe esplanade d’où on peut contempler le paysage a été créée.

Ci-dessus, l'esplanade lors de sa construction. ( Photo : Chantier )
A droite en haut et en bas, l'esplanade terminée.
( Photos : F.Moncoqut)
En bas, sous les pins, les bancs et l'éclairage .
( Photo : F.Moncoqut)
 

 

Contigüe à l’église, l’auberge a fermé à la fin des années 1990. Sa restauration et sa réouverture sont en projet depuis neuf ans, mais les travaux ont été stoppés au bout de seulement quelques mois. A terme, cette auberge disposera de 15 chambres, d’un bar et d’un restaurant.

Ceux qui connaissent les lieux auront remarqué la présence de ce qui semble être quelques habitations. Il s’agit bien de cela, mais ces maisons ne sont pas des habitats permanents (elles appartiennent à des personnes vivant à Tauste).

 

Le vaste programme de restauration du site de Sancho Abarca prévoit aussi la création d’un centre d’interprétation consacré aux oiseaux qui vivent dans les environs (notamment les rapaces). Nous en reparlerons dans ce site internet à l’occasion de son ouverture.

 

 

Extreme Bardenas 2011 :

La XIV° édition de la célèbre course VTT « Extreme Bardenas » a eu lieu ce dimanche 03 juillet.

Poussière et canicule, voila à quoi les 1 536 participants de cette course VTT ont du faire face.

L’itinéraire de l’Extreme Bardenas 2011, d’une longueur de 104 km, a été tracé dans les zones de la Blanca et del Plano.

Cette année, le grand vainqueur est Patxi Cia qui a parcouru la totalité du parcours en 4h56.

 

 

Le Vedado de Eguaras s’enflamme à nouveau !

Mardi dernier, le 28 juin, un incendie a ravagé une partie de la réserve naturelle de Vedado de Eguaras.

L’incendie s’est déclaré à 15h37 pour une raison inconnue et a nécessité l’intervention de 40 pompiers, 11 véhicules au sol et 7 hélicoptères (dont 2 envoyés par les gouvernements de la Rioja et d’Aragon).

Ce jour là, la température était supérieure à 34°c et le vent soufflait à plus de 50 km/h. Ces conditions météorologiques peu favorables ont rendu très difficile la lutte contre cet incendie.

Il est à noter que les gardes forestiers, des agriculteurs locaux et quelques guides des Bardenas ont apporté une aide précieuse aux pompiers, notamment pour ce qui concerne l’orientation dans cette région ravinée et aux pistes labyrinthiques.

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L’incendie a été maitrisé après 19h00 et a brulé une cinquantaine d’hectares de pins et de broussailles.

On se souvient qu’un incendie identique avait ravagé 47 hectares de pins, de maquis et de champs céréaliers durant la matinée du 09 juillet de l’année passée.

 

 

Orages secs :

Nous voici en été, une saison particulièrement sèche et chaude durant laquelle les orages sont assez fréquents. Mais il s’agit bien souvent d’orages secs, c'est-à-dire d’orages sans pluies.

Durant la nuit des 27 et 28 juin, un orage d’une rare violence s’est abattu sur toute la région des Bardenas durant plus de trois heures.

Ambiance disco pour la lumière, ambiance guerre pour le son, éclairs et tonnerres se succédèrent à un rythme de folie !!!

Selon les autochtones il s’agissait du plus violent orage de l’année.

Photo à droite : Dans la Bardena Blanca, en 2007.

Les 3 photos ci-dessous : L’orage de la nuit du 27 juin 2011, depuis Valtierra (village bardenero).

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L’orage, avec éclairs et tonnerres, est un fabuleux spectacle de la nature ( photos : F.Moncoqut ).
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Photo ci-dessous, la même nuit dans la Bardena Negra ( zone du Fraile Alto ).

 

 

Les Bardenas ont soif !

Le satellite européen "SMOS" vient de fournir des données qui confirment que le printemps 2011 est anormalement sec sur toute l’Europe de l’ouest.

Les cartes ci-dessous permettent de comparer l’humidité des sols entre le printemps 2010 et le printemps 2011. On y constate une impressionnante extension des zones de sécheresse tant en France qu’en Espagne.

 

 

La carte du haut montre l'humidité des sols durant le printemps 2010, et la carte du bas correspond au printemps 2011.

Cartes : Esa / Cesbio
(arrangements : F.Moncoqut)

 

Comme on pouvait s’y attendre, la péninsule ibérique est très durement touchée par cette sécheresse et semble avoir connu un printemps digne d’un été ; plus des trois quarts de sa superficie souffre actuellement d’un grave déficit pluviométrique.

En ce qui concerne les Bardenas Reales, depuis le début de l’année les pluies sont quasi-inexistantes, et les rares averses printanières (1) d’avril et de mai ont tout juste suffit à verdir notre désert de manière très éphémère.

Sur la carte de 2011, la totalité de la région des Bardenas Reales (incluant la Navarre, l’Aragon et la Rioja) connait des taux d'humidité extrêmement faibles, en jaune et en orange.

En 2010, les Bardenas et les contrées voisines apparaissaient en vert (sols plus humides).

Le changement climatique est bel et bien en route ! D’ici quelques décennies l’Espagne connaitra probablement un climat similaire à celui du Maroc (climat présaharien), et la France héritera peut-être du climat chaud et sec de l’Espagne.

 

(1) Dans les Bardenas les précipitations sont souvent torrentielles. Les eaux de pluie s’écoulent superficiellement sur des sols durcis par la sécheresse sans parvenir à les imbiber, puis elles sont aussitôt drainées en direction du rio Ebro via les barrancos.

 

 

Bardenas para la paz !

La XXIV° marche anti-polygone de tir a eu lieu hier, dimanche 05 juin.

Environ 500 personnes se sont données rendez-vous en fin de matinée au lieu-dit Aguilares (près du Centre d’Information Touristique), puis le cortège s'est rendu à pied à l'entrée de la caserne militaire de los Tres Hermanos, située à 5 km.

Cette manifestation pacifique s'est déroulée dans le calme, aucun débordement n'a été constaté.

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Un OVNI dans le ciel des Bardenas ?

Un ovni a-t-il été photographié dans le ciel nocturne des Bardenas ?

Il semblerait que oui.

Cette étrange observation date du 11 novembre 2010, mais elle n’est rendue publique qu’aujourd’hui (01/06/11) après avoir été étudiée durant plusieurs mois par divers ufologues.

L ’auteur de la photographie n’est autre que Frédéric Moncoqut, également webmaster du présent site internet. Voici son témoignage :

« Cette nuit là, je me trouvais sur les hauteur de la Bardena Negra, à la limite de la Navarre et de l’Aragon. Mon objectif était d’observer le ciel nocturne à l’aide de mon télescope Celestron Nextar 6 SE, il est assez fréquent que je vienne en ce lieu dans ce but. 

Avant de commencer mes observations célestes, j’ai consacré une petite heure à tester l’un de mes appareils photos à l’astrophotographie. Durant ce laps de temps, j’ai pris une bonne trentaine de clichés, tous réalisés avec des réglages et des temps de pose différents.

A un moment donné, sur l’une des photographies, j’ai constaté la présence d’un objet suspect. Sans changer l’angle de prise de vue, et sans modifier les réglages, j’ai pris une nouvelle photo dans un but comparatif : mais l’objet avait disparu. 

De retour à mon domicile, j’ai minutieusement analysé mes clichés sur l’écran de mon ordinateur. Une évidence s’imposa d’elle-même : l’objet suspect est réel, de forme cylindrique, peu lumineux, et fortement incliné vers le sol. 

J’ai aussitôt rédigé un compte-rendu d’observation, puis j’ai entrepris quelques investigations dans l’espoir de trouver une explication rationnelle à ce phénomène. 

Au bout d’un mois, n’ayant toujours rien trouvé de probant, j’ai soumis cette observation à l’analyse de quelques ufologues français via internet. De nombreuses hypothèses ont alors été avancées, certaines farfelues, d’autres sérieuses et pertinentes, mais aucune ne s’est avérée convaincante. 

A ce jour, toutes les tentatives d’explications ont été mises en échec, le mystère persiste ... »

Alors, ovni ou pas ovni ?

On peut imaginer que les septiques souriront, voire même se moqueront-t-ils tout en s’enfermant dans leurs certitudes que ce genre de choses ne peut pas exister.

Les curieux se poseront des questions, ... et si c’était vrai ? ... allez savoir.

Et les convaincus, souvent très bien informés sur l’actualité ufologique mondiale (contrairement aux septiques), se diront « encore une observation de plus ».

Quoi qu’il en soit, une certitude demeure : un objet très étrange a été photographié dans le ciel nocturne des Bardenas !

Vous êtes invité à lire le compte-rendu d’observation et à vous faire votre propre opinion.

Dans le ciel nocturne des Bardenas, ... ... un ovni ?

 

 

Avis aux randonneurs !

Que l’on soit à pied ou à vtt, il est désormais temporairement interdit de se rendre sur certains sites tels que ceux de la Pisquerra, del Rallon, de la Ralla, ou de la haute colline tabulaire de las Cortinas.

La raison de cette interdiction ? De nombreux rapaces nichent en ces lieux, et le passage répété des randonneurs peut perturber l'accouplement de ces oiseaux et même mettre en péril le développement de leurs progénitures.

Ces sites se situent tous dans la ZEPA de la Bardena Blanca (Zone spéciale de protection des rapaces et des oiseaux des steppes).

Il est clair que cette nouvelle réglementation est une contrainte peu réjouissante pour les randonneurs et les professionnels du tourisme, mais il vous est tout de même demandé de respecter cette interdiction d'accès, d’autant que les gardes du Parc Naturel des Bardenas Reales patrouillent fréquemment en ces lieux.

 

L’interdiction d’accès à ces sites (ici la Ralla) correspond à la période de reproduction et de nidification des grands rapaces, de février à octobre.

Attention : cette période n'est toujours pas confirmée par les responsables du Parc Naturel des Bardenas Reales.

Photo : Compañía de Guías de las Bardenas

 

 

Vent, pluies et tonnerre, la nature se déchaine !!!

Samedi dernier, le 07 mai 2011, d’importantes précipitations accompagnées de vents violents se sont abattues sur le territoire bardenero.

Les pluies diluviennes ont commencé à tomber vers 12h00, transformant ainsi les Bardenas en une vaste terre boueuse et poisseuse !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo :
Laurent Ribas

De nombreux touristes ont été pris dans la tourmente, certains ont été « piégés » dans des barrancos qui se transformèrent rapidement en d’impétueux torrents, les vététistes ont été contraints de descendre de leurs vélos en raison des bourrasques de vent, et quelques intrépides ont néanmoins poursuivi leurs randonnées malgré le poids de leurs chaussures alourdi par une terre lourde et collante.

Et au vent et aux pluies se sont ajoutés les éclairs et le tonnerre !

La nature s’est déchainée dans toute sa splendeur !!! C’est aussi ça les Bardenas !

Un grand merci à Laurent Ribas pour ses trois photos de la tempête.

Les pluies cessèrent vers 15h30, permettant ainsi aux gardes du Parc Naturel des Bardenas Reales d’aller contrôler l’état des pistes et d’apporter éventuellement assistance aux randonneurs en difficulté.

D’après les stations météo de la Negra, de la Blanca et del Plano, les précipitations oscillèrent entre 15 et 18 litres par m² selon les secteurs géographiques, et cela sur une durée d’environ trois heures et demi.

Les tempêtes telles que celle-ci ne sont pas rares dans les Bardenas, loin s’en faut, mais lorsqu’elles surviennent lors des saisons touristiques elles ont la faculté de marquer durablement les esprits des randonneurs.

Et vous n’allez peut-être pas le croire, mais il ne s’agissait là que d’une petite tempête, ... rien de plus.

 

 

 

 

 

Un 4x4 des gardes du Parc Naturel lors du control des pistes, ... certaines sont devenues totalement impraticables pour de simples véhicules de tourisme.

Photo : Sergio et Iñigo, gardes du Parc Naturel des Bardenas Reales.

 

 

Un conducteur distrait :

La Bardena Blanca est une vaste étendue désertique où les pistes ne comportent ni feux tricolores, ni stops, ni lignes blanches, ...

La piste du polygone, par exemple, est large, plate et très bien entretenue. On y connait un sentiment de totale sécurité, alors inévitablement tous ceux qui y circulent en automobile voient leur vigilance disparaitre au fil des kilomètres.

Même en roulant à vitesse réduite, il suffit de se laisser distraire par la beauté du paysage, de regarder à droite, à gauche, derrière, ... et nous voila malgré nous en train de faire du hors-piste !

Mardi 26 avril dernier, ci-dessous, le conducteur espagnol de ce véhicule a fait les frais de cette imprudence. Et comble de malchance pour lui, il a quitté la piste pour chuter dans une petite ravine, alors qu’en amont et en aval les sols sont bien plats et au même niveau que la piste !

Le conducteur s’en est tiré avec de légères blessures qui nécessitèrent tout de même l’assistance de la police et d’une ambulance.

Photos : bardenasexplorer.blogspot.com

 

 

Magazine FHM, les Bardenas en Harley-Davidson :

Le magazine FHM du mois de mai 2011 vous propose un sympathique petit reportage de six pages intitulé « Bardenas Road ».

Objectif ? Un raid de 3000 kilomètres en partant de Paris jusqu’aux Bardenas via Bordeaux, ... puis retour en passant par les Pyrénées aragonaises.

Les montures ? Deux superbes Harley-Davidson dernier cri, la Road King Classic et la Street Glide.

( Un reportage de Romain Pinel et de Laurent Giraud )

 

 

NBorder, quand l’art et la science se rencontrent dans les Bardenas :

Paysage ! Frontière ! Le désert, un espace physique, un espace mental...

NBorder est un travail d’expérimentations artistiques et scientifiques
menées la Bardena Blanca, du 14 au 24 avril dernier.

Attachée à la question du paysage et de la frontière, l’École supérieure d’art des Pyrénées à Pau a piloté pendant une année ce projet de coopération transfrontalière avec l'Espagne.
Véritable projet collaboratif, NBorder a permis de rassembler une équipe d'artistes, de créateurs et de scientifiques qui ont été invités à encadrer dans un processus d'ateliers, une soixantaine d'étudiants, tous issus d'écoles d'art et d'architecture, d'universités, de France et d'Espagne.
Les divers travaux réalisés dans les Bardenas feront l’objet d’une exposition ainsi que d’un livre de 140 pages (édité en français, espagnol et anglais).

Frédéric Moncoqut, webmaster du présent site internet et auteurs de livres, a été intégré à l’équipe NBorder en tant que « Consultant spécialiste des Bardenas Reales » (géographie, climat, conseils divers, etc).

Plus d’infos, ici.

Les étudiants ont été dispatchés en divers groupes, chaque groupe étant chargé d’œuvrer sur un projet original à caractère scientifique et/ou artistique.
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Voici un exemple de projet : le concept consiste à suspendre un crayon au-dessus d’une feuille blanche à l’aide d’une cordelette, puis de laisser le vent agiter ce même crayon. Il en résulte un dessin pour le moins atypique, intégralement réalisé par le vent des Bardenas.

 

 

"Operacion Tormenta 2011" :

Les militaires, encore eux !

L'armée espagnole a fermé l'accés à la piste principale de la Blanca Baja durant les 13, 14 et 15 avril de 09h15 à 17h00, et cela à l'occasion d'exercices aériens de grande ampleur connus sous le nom de "Operacion Tormenta" (Opération Tempête).

Cette opération a lieu au printemps de chaque année et rassemble pour l'occasion de nombreux avions militaires (F-18, F-1 et Harrier) ainsi que divers véhicules terrestres de types 4x4 et blindés.

Les bombardements et tirs réels ne sont pratiqués que de jour durant le créneau horaire imparti, tandis que pour les manoeuvres nocturnes ne sont utilisées que des bombes inertes (à faibles charges explosives).

L'Operacion Tormenta 2011 étant maintenant terminée, les activités militaires et les bombardements devraient progressivement s'atténuer. Les Bardenas pourront alors retrouver calme et silence, car ne l'oublions pas, nous sommes ici dans un Parc Naturel !

 

 

Tremblement de terre :

Le 08 avril dernier à 17h07, un séisme de magnitude 3,8 a frappé durant 7 secondes le centre de la province de Saragosse (Aragon).

L’épicentre se situait au niveau de Villar de los Navarros, à dix kilomètres de profondeur. Les habitants de ce village et des localités voisines ont été très impressionnés par le bruit et par les fortes vibrations dues à ce tremblement de terre.

Ce séisme a été ressenti dans tout le centre de la région aragonaise, mais aussi dans les provinces limitrophes (Teruel, Huesca, La Rioja, et le sud de la Navarre).

Quelques témoignages attestent que ce séisme fut ressenti, bien que très faiblement, dans les Bardenas Reales ainsi que dans certains villages tels que Ejea, Tauste, Tudela, ou Arguedas.

Carte : Google / Frédéric Moncoqut

 

 

Tournage publicitaire et photos « volées » :

Publicitaires, cinéastes, photographes, artistes en tout genre, ... les Bardenas attirent de nombreux professionnels en quête de paysages insolites et exotiques (voir « Flash infos 2004 »).

Les constructeurs automobiles ont eux aussi succombé aux charmes de notre désert navarrais, à l’image de Renault, Citroën, Seat, Land Rover, et bien d’autres.

Des spots TV y sont fréquemment tournés afin de vanter les qualités, le design, ou l’originalité de leurs modèles.

Les sites privilégiés ? Las Cortinas bien entendu, avec le célèbre Castildetierra, mais aussi la Pisquerra, le Rallon et les nombreuses zones de badlands.

 

Voici un récent exemple de tournage publicitaire :

Il y a quelques jours (début avril), à moins de 500 mètres du Castildetierra, une équipe allemande réalisait un certain nombre de prises de vues pour le compte d’une célèbre marque automobile : Volkswagen.

Le modèle vedette du tournage était le nouveau petit 4x4 Tiguan, et la scène consistait à monter une mauvaise piste en faisant patiner les roues, et cela de manière à faire le plus de poussière possible. Cette simple scène fut répétée près de vingt fois !

Pour l’occasion, la piste fut temporairement fermée sur 300 mètres par deux vigiles, l’un en aval et l’autre en amont.

Qu’à cela ne tienne !

Il suffit de se garer un peu plus loin, de contourner le site à pied, de se placer discrètement sur une petite hauteur, et enfin on domine toute la zone dédiée au tournage.

Devenu spectateur privilégié, il est alors très tentant de dégainer son appareil photo tel un « paparazzi automobile » !

Ci-dessous, quelques photos « volées » du nouveau Volkswagen Tiguan :

 

Wolkswagen n’en est pas à son premier tournage dans les Bardenas. En 1998, un spot TV fut réalisé dans le secteur de Zapata pour la petite Lupo (en jaune sur la photo).

 

 

 

 

 

Durant ces dernières semaines, deux autres spots publicitaires automobiles ont été tournés dans les Bardenas :

Une pub TV pour la Seat Ibiza ...

... et un petit film pour présenter la nouvelle Ferrari FF.

 

 

Nouveaux panneaux de signalisations et d’informations :

Des panneaux de signalisation routière, inexistants autrefois, mais aujourd’hui nécessaires.

Durant ces dernières années, de nombreux actes de vandalisme avaient été constatés en divers lieux des Bardenas : panneaux tagués, plaques et affiches d’informations dérobées, bornes de randonnées détruites, etc (voir « Flash infos 2010 »).

Un important et urgent travail d’entretient de ces équipements touristiques vient d’être réalisée par la « Comunidad de Bardenas Reales de Navarra ». La quasi-totalité des panneaux d’informations et des bornes de randonnées ont été remis à neuf.

 

 

 

 

 

 

 

 

Des panneaux d’informations avec des cartes toutes belles et toutes neuves, mais pour combien de temps ?

 

A gauche : Des bornes parfaitement lisibles sont indispensables pour les randonneurs.

 

Photo de droite : Le nouveau panneau d’entrée dans les Bardenas est radicalement différent de l’ancien. Mais le style, et notamment la couleur, ne font pas l’unanimité.

 

 

Une explosion titanesque !!!

Cette info n'est pas un poisson d'avril !

Vendredi dernier (le 01.04.11), en fin de matinée, les militaires ont fermé l’accès à la piste principale de la Blanca Baja en vue de la réalisation d’exercices aériens avec bombardements à charges explosives réelles.

Ce jour, une seule bombe fut larguée, mais quelle bombe !!!

Témoignage de Frédéric Moncoqut :

« Je me trouvais sur le site archéologique de Los Bañales près de Layana en Aragon, à 21 km du polygone militaire. D’ici, il est tout à fait possible de distinguer à l’horizon quelques hauts reliefs des Bardenas comme le Rallon ou la Pisquerra. »

« Vers 12h30, j’ai entendu une puissante déflagration, j’ai aussitôt pensé aux Bardenas et à l’aide de ma paire de jumelle j’ai commencé à scruter l’horizon. Je vis alors s’élever dans le ciel un impressionnant panache de poussière dont la hauteur dépassa rapidement deux fois celle du Rallon (pourtant l’un des plus hauts sommets des Bardenas) !!! »

Le site de Los Bañales est à 21 km du polygone de tir et de bombardement. Une détonation aussi forte est une chose exceptionnelle et ne peut être que le fait d’une bombe extrêmement puissante.

Les habitants de villages éloignés de plus de 30 km ont également témoignés de cette spectaculaire explosion.

Imaginons maintenant ce qu’on pu entendre les militaires sur place, imaginons surtout le sursaut qu’ont dû faire les bergers et la panique qui a dû s’emparer de leurs troupeaux. Et la faune sauvage, tels que les renards, les lièvres, les sangliers, les vautours, ... Les animaux et les hommes qui vaquaient tranquillement à leurs occupations dans les Bardenas ont dû connaitre la frayeur de leur vie !

Les vautours ont-ils été déplumés en plein vol par l'onde de choc ? L'histoire ne le dit pas.

Un avion F-18 dans le ciel des Bardenas la veille de la super-explosion.

 

Vue du ciel, la zone réservée au bombardement. Chaque cratère que l’on peut y voir correspond à l’explosion d’une bombe !

 

 

Bombardement nocturne en photo :

Le webmaster du présent site internet, Frédéric Moncoqut, a réalisé une intéressante photographie depuis l’un des sommets de la zone de Pilatos. De ce lieu la vue porte très loin, et on domine tout le polygone militaire des Bardenas.

Nous sommes le 31 mars dernier, il est 22h14, la température est agréable (14°c), le ciel est pure et sans nuages, et la voûte céleste est déjà constellée d'étoiles.

L'objectif n'était pas de photographier un F-18 en plein exercice de tir et de bombardement, mais l'occasion étant là ...

Voici donc la photo en question : On y voit les feux clignotants d’un avion F-18 effectuant un piqué vers le sol et se redressant vers le ciel après avoir largué une bombe inerte (à faible charge explosive). Il semblerait que cette photo soit la toute première de ce type réalisée dans les Bardenas.

Cliquez sur la loupe pour agrandir la photographie.

 

 

Conflit libyen, augmentation significative des activités militaires :

C’est un fait, à chaque fois qu’un conflit militaire d’envergure se profile quelque part dans le monde, les exercices de tirs et de bombardements aériens s’intensifient considérablement dans les Bardenas. Ça a été constaté pour l’Afghanistan et pour l’Irak, et ça l’est maintenant pour la Lybie.

Les tirs et bombardements sont normalement réalisés « à blanc » (faibles charges explosives), mais il arrive de temps à autre que des entrainements aériens soient pratiqués à feu réel !

Une double explosion (bombardements à charges réelles).

Depuis le début du conflit libyen, les militaires interdisent de temps à autres l’accès à moitié sud-est de la piste principale de la Blanca Baja, généralement durant une à deux heures, soit le temps nécessaire aux F-18 de l’armée de l’air espagnole pour effectuer quelques bombardements à charges réelles !

 

 

 

En rouge, à l’occasion des bombardements avec charges explosives réelles, la piste principale de la Blanca Baja est partiellement interdite d’accès.

En vert, les avions évoluent toujours dans le sens contraire des aiguilles d’une montre et de manière décalée vers le nord-est afin de ne survoler que des zones totalement inhabitées. Il s'agit souvent de F-18 qui volent par deux ou par trois et effectuent leurs tirs et bombardements les uns après les autres.

 

Carte : Frédéric Moncoqut

 

Les vols nocturnes sont également très fréquents, et souvent bien au-delà de l’heure légale qui est fixée à 22h00. A ces heures tardives les bombardements sont pratiqués avec des bombes inertes (faibles charges explosives) afin de limiter les nuisances sonores auprès des populations locales.

Depuis début mars, le champ de tir et de bombardement des Bardenas est donc en alerte quasi-quotidiennement, mais il a aussi été constaté que la toute proche base de San Gregorio (à 40 km des Bardenas, vers Saragosse) est elle aussi très active de jour comme de nuit.

La base de San Gregorio appartient à l’armée de terre espagnole. Actuellement, la nuit, on peut voir à l’horizon le tir de nombreuses fusées éclairantes, signe d’une importante activité nocturne dans cette zone militaire.

 

 

Du désert des Bardenas au désert Libyen, l’Espagne s’en va-t-en guerre :

Depuis le 19 mars, le Conseil de Sécurité de l’ONU autorise plusieurs pays occidentaux et arabes à agir militairement dans l’espace aérien libyen, l’objectif étant de stopper les bombardements de la population civile de Benghazi par l’armée loyale à Mouammar Kadhafi.

Jusqu’à présent, la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis étaient les seules nations à prendre part au conflit. Mais c’est maintenant officiel, l’Espagne participera pleinement aux opérations militaires des forces alliées en Libye à compter du 27 mars.

Un F-18 espagnol. ......................................................... Photo: Ejercito del Air de España.

Pour la population navarraise et aragonaise vivant autour des Bardenas, cette participation de l’armée de l’air espagnole au conflit Libyen était prévisible depuis trois semaines. En effet, il a été constaté dès le début du mois de mars une importante hausse d’activité dans le polygone militaire de la Bardena Blanca, cela se traduisant par une nette augmentation des vols d’entrainements des avions de chasse basés à Saragosse.

Ainsi, pouvait-on voir durant ces derniers jours des F-18 s’entrainer au bombardement et au tir de jour comme de nuit. Ces F-18, ou tout au moins leurs pilotes, vont donc quitter le désert bardenero pour poursuivre leurs activités dans un autre désert, libyen celui-ci.

Deux F-18 lors d'un vol d'entrainement au-dessus des Bardenas. ............. Photos: Ejercito del Air de España.

Les forces militaires espagnoles engagées en Libye sont cependant assez modestes : quatre chasseurs F-18, un avion de ravitaillement en vol, un avion de surveillance maritime, une frégate et un sous-marin.

NOTA : La France, véritable « leadership » de cette intervention militaire, a procédé à un impressionnant déploiement de force, plus important même que celui des USA et du Royaume-Uni. Jugez plutôt : Une vingtaine d’avions de chasse est actuellement en intervention dans le ciel libyen, une centaine de Mirages 2000 et de Rafales, ainsi que quelques avions de surveillance Awacs sont à disposition immédiate, un porte-hélicoptère de type Mistral et le porte-avions nucléaire Charles-de-Gaule sont au large des cotes libyennes, et les bases aériennes de Solenzara (Corse) et de N’Djamena (Tchad) sont en alerte.

 

 

Un muladar « clandestin » dans la Bardena Negra :

Dans la page « Flash infos 2009 », nous avions pris connaissance du projet de création d’un muladar dans les Bardenas, mais les bergers n’ont pas attendu cette décision des autorités navarraises pour créer ces aires de nourrissage pour vautours.

En effet, en certains lieux, rares il est vrai, on peut encore découvrir quelques charniers « clandestins ». Car bien avant que la loi ne l’interdise, les éleveurs ont de tout temps abandonné en pleine nature, toujours au même endroit, les carcasses de leurs animaux morts. En ces lieux, les vautours ont pris pour habitude de venir s’y rassasier.

Les aires de nourrissage sauvages sont aujourd’hui interdites, mais la tradition est souvent au-dessus des lois, ... et ce ne sont pas les vautours qui s’en plaindront.

 

En Espagne, ce sont principalement des brebis mortes par accident ou par maladie qui sont déposées en ces lieux.
 

Une aire de nourrissage clandestine située quelque part dans la Bardena Negra (on trouve dans ce charnier les ossements d’une bonne dizaine d’animaux).

 

 

Flashback sur le Festival NoWhere 2004 :

Le Festival NoWhere est né en 2004 à l’initiative d’un petit groupe de jeunes anglais. L’objectif était de créer une sorte de « Festival Burning Man » (1) à l’européenne, mais sept ans plus tard ce festival peine encore à décoller.

Le tout premier Festival NoWhere se déroula dans les Bardenas en 2004.

Mais qui se souvient aujourd’hui du Festival NoWhere 2004 ?

Personne bien sûr !

Et pour cause, il ne rassembla que 35 participants ! Mais malgré tout, ces joyeux fêtards tentèrent de reproduire l’esprit « Burning Man » en allant même jusqu’à mettre le feu à un grand pantin de bois, ... comme au Nevada.

Ci-dessus : Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le Festival NoWhere 2004 n'a pas eu lieu en hiver, cette vaste étendue blanche n'est pas de la neige, il s'agit d'un dépôt de sel gemme.

Ce premier festival NoWhere a été un quasi-échec : il s’est déroulé en toute illégalité (une telle manifestation étant interdite dans les Bardenas), et les organisateurs ont semble-t-il très mal choisi le site de leur campement puisque les participants furent en permanence persécutés par les moustiques (de toute évidence, ils se sont installés près d’une zone humide ou près d’un parc à bétail).

Le Festival NoWhere existe toujours aujourd’hui, il a lieu chaque année dans le désert aragonais des Monegros et il rassemble un peu plus de 500 personnes (photo ci-dessous).

 

 

 

 

 

Le Festival NoWhere 2010, dans les Monegros.

 

 

Les Monegros étant moins réglementés que les Bardenas, un autre festival s’y est installé : le « Monegros Desert Festival » qui attire chaque été plus de 40.000 personnes !!! Et toujours dans les Monegros, une sorte de Las Vegas menace actuellement d’y être construit, le « Gran Scala » ! (voir « Flash Infos 2009 »)

 

(1) Le Festival Burning Man a lieu chaque année en plein désert du Nevada, il s’agit d’une grande rencontre artistique et bariolée rassemblant environ 50.000 personnes.

 

 

Le Castildetierra et vous sur Facebook :

Le Castildetierra est incontestablement le site le plus photographié des Bardenas Reales.

Cette curiosité géologique, véritable symbole de toute une région, est pourtant très vulnérable : le vent, la pluie, le froid et la chaleur l’érodent peu à peu, et lui feront bientôt perdre la tête (décapité).

Dans quelques années le Castildetierra disparaitra, vaincu par cette érosion impitoyable et permanente !!! Dans combien de temps ? Maximum 40 ans, mais les scientifiques l’avouent : la chute peut arriver dans 5, 10 ou 15 ans. Personne ne sait exactement quand.

Voici donc un petit jeu : Faites-vous prendre en photo devant le Castildetierra. L’objectif est de rassembler un maximum de photographies qui figureront sur Facebook et dans le site www.bardenas-reales.net.

Vous pouvez envoyer votre photo par email ICI ou sur le groupe « Castildetierra » de Facebook.

 

 

 

 

 

 

El Castildetierra, el monumento natural más fotografiado de las Bardenas Reales de Navarra. Esta rareza geológica es muy vulnerable : el viento, la lluvia, el frío y calor a erosionar gradualmente y pronto perderá la cabeza. En los últimos años el Castildetierra desaparecer, vencida por la erosión implacable y continua! ...

¿ Cuánto tiempo ? Máximo de 40 años, pero los científicos admitirlo : la caída puede ocurrir en 5, 10 o 15 años. Nadie sabe exactamente cuándo.

Aquí está un pequeño juego : una foto de usted con el Castildetierra antes de su desaparición, enviar la foto aquí. El objetivo es reunir fotografías (que aparecen en Facebook y en www.bardenas-reales.net).

Unase el Grupo « Castildetierra ».

 

 

 

 

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