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..............Année 2017

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Les Bardenas bientôt transformées en discothèque !!!

Le désert de Black Rock au Nevada a son "Festival Burning Man", celui des Monegros en Aragon (Espagne) a son "Monegros Desert Festival" et son "Festival NoWhere", et maintenant il faudra peut-être compter avec le "Bardenas Music Camp" pour le désert des Bardenas !!!

Le "Bardenas Music Camp" ? Qu’est-ce donc ?
Il s’agit d’un festival de musique électronique inspiré du "Burning Man" américain. Le projet a vu le jour à l’initiative de Bruno Ledoux, un homme d’affaire millionnaire bien connu dans le Pays Basque français.

Le concept est le suivant : En juillet de chaque année, dans les Bardenas, aura lieu un grand rassemblement de passionnés de musique électronique. Le nombre de participants est limité à 800 fêtards qui n’auront qu’une idée en tête, celle de s’éclater durant 24 heures non-stop (jour et nuit).
L'édition 2017 se déroulera durant le weekend du 01 et du 02 juillet.

Une question éthique se pose, est-il acceptable de voir les Bardenas transformées en une gigantesque discothèque à ciel ouvert ?
Assurément non !
Le président du Parc Naturel des Bardenas Reales s’y est d’ailleurs opposé de manière ferme et définitive, ce qui était prévisible. Les organisateurs se sont alors orientés vers le territoire communal d'Arguedas pour y établir leur festival.

Le territoire communal d’Arguedas est frontalier avec les Bardenas sur sa partie nord-est. Et c’est bien là que le festival se tiendra, tout près de la bergerie nommée Corral de Molares, distante de seulement 900 mètres des limites du Parc Naturel (zone du Castildetierra).
Ainsi voila une belle magouille qui permet à Bruno Ledoux de contourner l’interdiction d’accéder aux Bardenas, d’être malgré tout dans les Bardenas sans vraiment y être, et bien sûr d’échapper aux règles touristiques !
Pas très cool tout ça, pas sûr que ça plaise aux aficionados des Bardenas, et encore moins aux autochtones.

Bref, consultons maintenant le site officiel du "Bardenas Music Camp".
Il est clair que les organisateurs entretiennent l’ambigüité, tout laisse penser que les fêtards vont se trouver plongés au cœur des Bardenas dans sa partie la plus aride (secteur Rallon-Pisquerra), les photographies et les textes mentionnent explicitement le désert des Bardenas, mais en aucun cas le territoire communal d’Arguedas.
Bon, ceci dit il faut bien reconnaître que le mot Bardenas est plus vendeur que celui d’Arguedas.

ATTENTION, info importante :
Selon la télévision espagnole EITB, le Gouvernement de Navarre et le Conseil Municipal d'Arguedas ont déclaré ne pas avoir délivré d’autorisation pour la tenue de ce festival, et ne pas en avoir eu connaissance à ce jour.
Le festival "Bardenas Music Camp" serait donc illégal.

Que pouvons-nous craindre avec ce festival ?

- La venue de 800 fêtards presque exclusivement français ne risque pas de passer inaperçu tant dans le village d’Arguedas que dans les Bardenas.

- Pour l’essentiel ces fêtards ne viendront pas par amour de la nature mais pour s’éclater musique à fond, et pour bon nombre d’entre eux en consommant alcool et substances illicites (c’est souvent le cas en pareille circonstance).

- Nous pouvons nous y attendre, de nombreux non-inscrits viendront profiter du festival en s’établissant de manière sauvage et anarchique. La musique et l’ambiance festive leur sera perceptible à des kilomètres !

- Il y aura plusieurs centaines de véhicules particuliers, et il est fort à parier que nombre de conducteurs s’égareront ici et là en s'aventurant dans les Bardenas. Pire si le temps est à la pluie, les sols argileux formeront une gadoue lourde et poisseuse qui transformera ce festival en cauchemar.

- La musique ne sera pas audible depuis Arguedas, la Sierra del yugo faisant office de mur antibruit, mais le festival se fera clairement entendre dans toute la Bardena Blanca et probablement même au-delà.

- Le bruit assourdissant de la musique (non-stop durant 24 heures) et les lumières constitueront assurément une nuisance pour la faune. Le silence du désert sera sévèrement outragé !

- Les organisateurs auront l’obligation de nettoyer la zone après le départ des fêtards, mais la tâche semble immense, le pourront-ils ? (surtout si le vent se lève et emporte les détritus en tous lieux)

Bref, ça risque d'être un sacré foutoir !
Souhaitons bon courage aux autorités locales (Police régionale, Garde Civile, Gardes du Parc Naturel, etc) qui devront gérer les nombreux incidents déjà fort prévisibles.

 

Pour conclure, si vous envisagez malgré tout de participer au "Bardenas Music Camp", n’oubliez pas ceci : Les Bardenas sont espace naturel de grande valeur écologique, pas une discothèque en plein air !

 

 

20ième course "Extreme Bardenas".

La célèbre course VTT "Extreme Bardenas" se déroulera le 24 juin prochain. Rares sont les français à y avoir participé, alors si vous êtes un mordu du vélo n’hésitez pas ! Inscrivez-vous !

"Extreme Bardenas" est une course VTT particulièrement éprouvante, les vététistes qui y participent doivent parcourir quelques 100 km de pistes poussiéreuses dans une atmosphère bien souvent caniculaire.
Les inscriptions se font sur le site www.extremebardenas.com, elles sont ouvertes à toutes personnes âgées de plus de 16 ans et ayant une bonne constitution physique. Vous devez vous inscrire avant le 11 juin, sous réserve qu’il reste encore des places (cette course est limitée à 1500 participants).
Tarif de l’inscription : 40 euros.

 

 

XXX° manifestation anti-polygone de tir, 30 années de combat !

Nous sommes en droit de nous demander si cette manifestation annuelle a encore un véritable intérêt, tant il parait évidant que les militaires ne quitteront jamais les Bardenas. Mais pour le principe de protestation cela peut malgré tout être utile.

La 30° marche anti-polygone de tir aura lieu le dimanche 04 juin en fin de matinée.

Comme chaque année le rassemblement des manifestants se fera à 11h30 devant le Centre d’Informations d’Aguilares, et le départ vers l’entrée de la base militaire est programmé pour 12h00.

Si vous avez l’intention de partir en randonnée ce jour là, attendez-vous à quelques embouteillages. Le mieux serait de vous rendre dans les Bardenas par l’entrée nord, c'est-à-dire par el Paso.

30 ans de combat !
L'assemblée antipolygone de tir se rassemble chaque année pour présenter ses revendications et pour organiser une nouvelle marche populaire jusqu'à l'entrée de la caserne militaire des Bardenas.
La photographie ci-dessus a été prise il y a quelques jours, et celle d'en bas date de 1989, il s'agissait de la 2° marche contre le polygone de tir.

 

 

Une dangereuse découverte.

Voici un fait divers datant du 10 février, mais rapporté au webmaster du présent site internet qu’aujourd’hui (19 mai).

Un jeune homme originaire de Cabanillas (sud des Bardenas) a fait une découverte inattendue dans la Bardena Negra.
Alors qu’il travaillait à désempierrer un champ, il trouva ce qu’il prit d’abord pour un filtre à huile de tracteur. Le trouvant trop lourd pour que ce soit réellement cela, il posa l’objet à terre puis prit une photo qu’il envoya à son père par sms.
Le père l’appela aussitôt et lui ordonna de s’éloigner au plus vite de l’engin, car il s’agissait d’un obus d’artillerie !

Le lendemain, le jeune homme et son père conduisirent jusqu’à l’obus des agents de la Garde Civile chargés du déminage d’engins explosifs (le Tedax : Técnico Especialista en Desactivación de Artefactos Explosivos).

D’où peut donc venir cet obus ? Aurait-il été perdu en plein vol par un avion de chasse ?
Non, car la Bardena Negra est bien trop loin du polygone de tir. Il faut donc chercher la réponse ailleurs, bien plus loin dans le temps.

Photos : La Voz de la Ribera.

La guerre civile espagnole.

Ce conflit opposa entre 1936 et 1939 le camp des "nationalistes" à celui des "républicains", et s’acheva par la défaite de ces derniers. S’ensuivit l’établissement de la dictature de Franco qui conserva le pouvoir absolu jusqu’à sa mort en 1975.
Durant ces quatre années le pays entiers vécut dans la tourmente. Les deux camps se livraient des combats acharnés et meurtriers, notamment dans la zone de Cabanillas et de Fustiñana pour ce qui est des Bardenas.

En 2005, un charnier comprenant sept squelettes a été découvert non loin de la bourgade de Fustiñana. Il s’agissait là de fusillés de 1936-1939.
En ce temps on fusillait souvent les gens au fond des barrancos (parfois pour des raisons futiles ou sur simples dénonciations non vérifiées). Les coups de feu ne se propageaient pas dans les plaines et se limitaient au fond de ces ravins. Les massacres pouvaient ainsi être accomplis en toute discrétion.

Cette info vous choque ? Vous pensez qu'elle n'a rien à faire dans ce site ? Explication ici.

 

 

AVIS AUX TOURISTES : Manœuvres militaires !

Des manœuvres militaires sont programmées pour mai et juin.

Ces manœuvres se dérouleront :

- Les 23, 24 et 25 mai, de 10h30 à 12h30.

- Les 30 et 31 mai, de 11h00 à 11h30 et de 13h30 à 14h00.

- Le 01 juin, de 11h30 à 12h00 et de 13h30 à 14h00.

- Le 13 juin, de 15h00 à 17h00.

Ces manœuvres seront réalisées à feu réel !
En conséquence de quoi, l'usage de la piste principale du polygone sera perturbé durant les horaires indiqués pour ces jours (interdiction temporaire de circuler, tant en véhicule motorisé, qu'à vtt et à pied).
La piste menant au Castildetierra restera totalement libre d'accès.

NOTA : Les exercices de tir et de bombardement aériens ont lieu toute l'année mais uniquement avec des munitions d'entrainement. Seuls les exercices à feu réel sont annoncés dans ce site internet en raison, pour l'occasion, de l'interdiction d'utilisation de certaines pistes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carte : F.Moncoqut

En Rouge : Piste principale du polygone militaire.
 
En Rouge : La ligne continue désigne la portion qui sera temporairement strictement interdite d'accès.
 
En Rouge : La ligne discontinue représente la portion étant susceptible d'être également interdite d'accès.
 
En vert : Piste menant au Castildetierra (libre d'accès).
 
En noir : Route reliant le village Arguedas à la caserne militaire (libre d'accès).
 
La flèche bleue représente la trajectoire des avions de chasse, et l'étoile rouge désigne la zone où sont effectués les bombardements.
 

 

 

Deux sites incontournables, mais à vos risques et péril !

Les promeneurs, touristes d’un jour qui viennent visiter les Bardenas en famille, ont la possibilité de découvrir de nombreux sites facilement accessibles à pied. Parmi ceux-ci figurent bien sûr le Castildetierra, toute la zone de las Cortinas, mais aussi les badlands et quelques barrancos.

Deux sites étaient jusqu’à présent des incontournables : Le sommet de las Cortinillas, et la guérite de la Pisquerra.

Ces sites forment de formidables éminences d’où la vue porte loin, très loin. De ces lieux c’est toute la dépression de la Bardena Blanca qui s’étale devant vous en un vaste et impressionnant panorama.
Accessible, ces sites l’étaient, mais aujourd’hui s’y rendre peut paraître assez périlleux.

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Le sommet de Cortinillas fut un temps un poste d’observation militaire, et pour y accéder il y avait été construit un long escalier en béton. Cet escalier est toujours "fonctionnel", les touristes continuent à l’emprunter sans trop de difficultés mais la prudence s’impose car de nombreuses marches sont aujourd’hui détériorées.
Le Parc Naturel des Bardenas décline toute responsabilité en cas d’accident et le fait savoir par un panneau de mise en garde : "Attention. Le sentier au Cabezo de las Cortinillas est fermé pour éboulements. L’accès sera sous votre responsabilité".

Pire encore. L’escalier de la Pisquerra, bien connu des randonneurs, est depuis quelques années en si piteux état qu’il est devenu déraisonnable de l’emprunter.
Cet escalier a lui aussi été construit par les militaires, il sinue entre les reliefs ruiniformes et conduit directement à une guérite, ancien poste d’observation de l’armée.
Autant le dire tout de suite, cet escalier est très dangereux. De nombreuses marches sont manquantes, d’autres menacent à tout moment de basculer dans le vide, et accéder à la guérite s’avère aujourd’hui très acrobatique, voire même particulièrement périlleux.

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Les trois photos du haut montrent l'escalier de Cortinillas, les trois suivantes ont été prises par Laurent Ribas sur le site de la Pisquerra.

 

Des décennies d’érosion des sols ont fortement déstabilisé ces escaliers au point de les disloquer. La prudence s'impose, surtout pour l'escalier de la Pisquerra.
Les responsables du Parc Naturel des Bardenas n’envisagent pas de les restaurer, c’est d’autant plus regrettable qu’ils mènent à des sites de grand intérêt touristique.

 

 

Arguedas fête sa "Trashumancia".

Arguedas, connu comme étant "la porte des Bardenas", est un village bardenero où les fêtes religieuses et profanes sont particulièrement nombreuses, la Trashumancia est l’une d’elles.

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La Trashumancia s'inscrit dans les coutumes et traditions du village. Une dizaine de taureaux est lâchée dans la Sierra del Yugo, escortée par une trentaine de cavaliers. Les taureaux courent ici et là, entre monts et ravins, régulièrement ramenés vers le droit chemin qui les conduit jusqu'aux rues d'Arguedas.
Les nombreux spectateurs participent activement à cette fête par des cris et des gesticulations de manière à exciter d'avantage les bêtes.
Les festivités se concluent généralement par des repas en plein air ainsi qu'un concert nocturne public.

Cette fête populaire mérite d’être vue, alors si vous vous trouvez dans la région le samedi 13 mai, n’hésitez pas, allez assister à la "Trashumancia 2017" !
Cliquez ici pour consulter le détail des festivités.

 

 

Tournage d’un grand western l’été prochain !

Jusqu’à présent aucun western digne de ce nom n’avait été tourné dans les Bardenas, mais avec Jacques Audiard les superbes paysages bardeneros seront bientôt visibles dans les salles de cinéma du monde entier.

Le cinéaste français va débuter le tournage de son nouveau long métrage dès cet été, un western inspiré du roman "The Sisters brothers" de Patrick de Witt.

Jake Gyllenhaal
Les Bardenas, des paysages de Far West.
Joaquin Phoenix

Deux acteurs américains figureront à l’affiche de ce film, Jake Gyllenhaal (Le jour d’après, Prince of Persia, Everest, Zodiac, Brokeback Mountain,...) et Joaquin Phoenix (Gladiator, Signes,...).

Le tournage aura lieu dans les Bardenas en juin ou en juillet (dates non décidées à ce jour), puis dans les espaces désertiques des Monegros (Aragon) et de Tabernas (Alméria). Ces déserts espagnols seront censés représenter ceux de l'Oregon et de la Californie, aux USA. 
Notons que l’intégralité du film sera tournée en anglais.

Un casting se tiendra le 28 avril prochain à Baluarte, près de Pampelune, afin de recruter des figurants.

Synopsie du roman "The Sisters brothers" (Les frères Sisters).

Oregon, 1851. Les frères Eli et Charlie Sisters, redoutable tandem de tueurs à gages, chevauchent vers la Californie afin de tuer un chercheur d’or à Sacramento. La route est longue, près de mille kilomètres, et les deux frères feront de nombreuses rencontres aussi insolites que belliqueuses avec toutes sortes d’individus patibulaires et de visionnaires qui hantent l’Amérique de la ruée vers l’or.

 

 

Quand une passionnée de botanique se promène dans les Bardenas.

Docteur en pharmacie, diplômée en mycologie et grande passionnée de botanique, Gisèle Bouchaya vous propose ici de consulter son travail sur la flore des Bardenas.

Bien que n'étant pas exhaustive, la liste de plantes qui vous est présentée ici met en lumière la flore des Bardenas, cette flore belle et variée qui se trouve à nos pieds et que peu d'entre nous prennent le temps d'observer.

Pour accéder aux photographies de Gisèle, veuillez cliquer ici.

 

 

Une conductrice frôle la catastrophe !

Voici une photo qui pourrait faire réfléchir ceux qui sont tentés de rouler n’importe où sans tenir compte de la réglementation des pistes.

Une demoiselle, espagnole, conduisait tranquillement son véhicule sur une piste interdite aux véhicules motorisés. Comme bien souvent ce type de piste est en mauvais état car peu (ou pas) entretenue.

Une telle piste demande au conducteur une concentration quasi permanente, pire encore en cas de hors piste (strictement interdit ceci dit en passant).
Dans les Bardenas l’érosion très active n’épargne rien, les pistes non entretenues peuvent alors présenter de nombreux pièges tels que de profondes ornières, des zones humides et boueuses, une végétation envahissante, des pierres coupantes, et... des trous !

La roue avant droite pendante au-dessus d'un trou de 4 mètres de fond, le carter et le pare-choc avant posé à terre, cette espagnole a frôlé la catastrophe !!! . . . . Photo : Carla R.Villanova

Notre petite demoiselle s’en tire assez bien, mais nous pouvons nous demander comment elle a pu ne pas voir ce trou pourtant bien visible ; la vitesse probablement, car en roulant vite ce type de piège n’apparaît qu’au dernier moment... et bien souvent trop tard.

Notons aussi que même en roulant doucement des trous similaires peuvent présenter un grand danger lorsqu’ils sont cachés par des herbes hautes. Cela concerne les automobilistes, mais aussi les vététistes et les randonneurs pédestres.

Cette info vous choque ? Vous pensez qu'elle n'a rien à faire dans ce site ? Explication ici.

 

 

Soutenez le site "bardenas-reales.net".

Ce message s'adresse à tous, aux particuliers ainsi qu'aux associations et clubs de randonnées.

Le webmaster du présent site internet lance un appel à votre générosité. En cliquant sur le bouton "Un don" vous aurez la possibilité de faire une donation via Paypal (vous n'avez pas de compte Paypal ? No problème, une simple carte bancaire suffit pour effectuer un don).

Pourquoi faire ce don ? Tout simplement pour faire vivre le site.

En effet, depuis maintenant 14 ans "bardenas-reales.net" met à votre disposition une très grande quantité d'informations, ce service est gratuit et doit le rester.

Toutefois, la gestion du site représente beaucoup de travail ainsi qu'un coût annuel non négligeable qui est à la seule charge de son webmaster.

De plus, chaque mois, le webmaster reçoit une bonne vingtaine de demandes d’informations émanant de touristes et de clubs de randonnées (pédestres, vtt, 4x4, etc). Annuellement, la quantité d’emails reçus dépasse les 200 !

Le webmaster du site, Frédéric Moncoqut, répond systématiquement et le plus précisément possible à chacun de ces emails. Le temps consacré à ces demandes d’informations étant assez important, et les réponses étant toujours envoyées gracieusement, il est clair que le site et son webmaster n’y gagnent absolument rien. C’est du bénévolat à l’état pur.

Pour ces raisons, il vous est proposé de faire une petite donation afin que le site puisse se maintenir en ligne et poursuivre son évolution.

 

En vous remerciant tous pour votre fidélité.
Bien cordialement,
Fred Moncoqut
(webmaster de "bardenas-reales.net")

Etat actuel des dons depuis le 01 janvier 2017 :

30 €
.au 19 avril 2017

Nota : L'année dernière, en 2016, il y eut 3 donateurs sur un total d'environ 41 000 visiteurs.
Les dons ainsi récoltés s'élèvent à 24 euros, les temps sont durs...

 

 

Un serpent impressionnant, mais inoffensif.

Ce serpent se nomme "couleuvre vipérine", ou "couleuvre mauresque".
Il n’est pas rare de rencontrer ce reptile dans les Bardenas, principalement au fond des ravins où persistent toute l’année quelques flaques d’eau résiduelles issues d’anciennes pluies.
C’est que ce serpent est un animal semi-aquatique qui passe toute sa période d’activité (d’avril à octobre) dans des eaux stagnantes ou à faible courant. Excellente nageuse, la couleuvre vipérine peut rester sous l’eau durant plus de quinze minutes.

En Espagne la couleuvre vipérine est connue sous le nom de "culebra de agua" (couleuvre d’eau).

Nous devons ces deux photographies à José Maria Samanes, de l’agence "Bardenas Aventure". C’est lors de l’une de ses randonnées à cheval qu’il a pu observer cette couleuvre au fond d’un ravin, dans une mare et se réchauffant au soleil. Dans les Bardenas la couleuvre vipérine se nourrit essentiellement de grenouilles, de têtards ou de petits rongeurs.

Photographies prises aujourd'hui (15/04/17) par José Maria Samanes

Ce serpent impressionnant mais totalement inoffensif mesure entre 70 et 100 cm de long. Il ressemble beaucoup à la vipère aspic, un serpent non aquatique, venimeux et potentiellement mortel pour l’homme.

Nota : la couleuvre vipérine à les yeux avec des pupilles rondes, la vipère aspic a les pupilles en forme de fente.

 

 

Une automobile chute au fond d’une petite ravine.

Hier, jeudi 13 avril, trois jeunes gens originaires de Fustiñana (deux âgés de 20 ans et un de 22 ans) ont fait une chute avec leur véhicule dans une petite ravine.

L’accident a eu lieu alors que l’automobile circulait sur une piste de la Bardena Negra.
A un moment le conducteur a été surpris par des chiens errants qui lui coupèrent soudainement la route. En essayant de les éviter par un brusque coup de volant, le véhicule dérapa et chuta dans une petite ravine de deux mètres de fond située le long de la piste.

Rapidement arrivée sur place, la Police Foral de Navarra constata que les jeunes gens n’étaient que légèrement blessés et ne nécessitaient pas un transport vers l’hôpital. Le véhicule, tant qu’à lui, présentait de nombreux dégâts (carrosserie, pare-chocs, vitres).

Cette info vous choque ? Vous pensez qu'elle n'a rien à faire dans ce site ? Explication ici.

 

 

Les Bardenas dans le JT de France 2.

Si vous étiez devant votre poste TV aujourd’hui (10 avril) à 13 heures, vous avez certainement eu la surprise de voir un reportage sur les Bardenas.
Certains d’entre vous ont même probablement reconnu notre ami bardenero Ruben Mendi qui y a fait une courte apparition en toute fin du reportage.

 

- Cliquez ci-dessus pour visionner ce petit reportage de 3mn26s -

 

 

Duel automobile dans les Bardenas pour TF1.

Aujourd’hui, dimanche 09 avril, l’émission automoto (TF1) a diffusé un reportage TV dont le thème portait sur un essaie automobile réalisé dans les Bardenas.
Deux véhicules de type SUV était en confrontation, le Skoda Kodiaq contre le Peugeot 5008.
Le tournage a été réalisé dans la Bardena Blanca ainsi que dans le village d’Arguedas.

- Cliquez ci-dessus pour visionner ce reportage de 4mn47s -

 

 

Un F-18 en provenance des Bardenas frôle la catastrophe !

Parmi les nombreux avions de chasse qui viennent presque quotidiennement s’entrainer au-dessus des Bardenas, il en est un qui a eu un sérieux problème lors de son retour à la base aérienne de Saragosse.

L’incident a eu lieu ce jeudi 06 avril.
L’avion en question, un F- 18, a dû atterrir sur deux roues, la troisième ne s’étend pas déployée.
Le sang froid et le professionnalisme du pilote ont permis d’éviter le pire.

Alors qu’on aurait pu craindre un début d’incendie, la destruction de l’appareil, ou pire la mort du pilote, le F-18 s’est posé sans trop de dégâts.
Il est à noter que lors d’une phase d’atterrissage un F-18 arrive à 250 km/h, et c’est donc à cette vitesse que l’arrière-droit de l’avion à "glissé" sur le bitume de la piste.

Un câble muni d’un crochet (visible sur la photographie de gauche) a permis de réduire considérablement la vitesse au sol de l’avion, limitant ainsi les dégâts.
Une telle procédure d’urgence n’avait jamais employée à Saragosse.

Cet incident n’a pas été sans conséquence sur le trafic aérien de l’aéroport de Saragosse.
La piste militaire étant en travaux, et donc temporairement inutilisable, c’est la piste civile qui est actuellement utilisée par les avions de chasse. Avions militaires et avions commerciaux doivent donc cohabiter sur une seule piste.
L’incident du F-18 a rendu inutilisable cette piste durant 5 heures, les avions civils ont donc dû être déviés vers d’autres aéroports, notamment celui de Barcelone.

 

 

Rencontre inattendue.

Bien que la Blanca soit la zone la plus aride et la plus ravinée des Bardenas, on y trouve malgré tout quelques petits édens où la vie foisonne : ce sont les étangs de las Cortinas et de Zapata.
Ces plans d’eau sont fréquentés par diverses espèces d’oiseaux aquatiques parmi lesquelles figurent les canards sauvages, les butors et les hérons. Certains de ces oiseaux se cachent dans les roselières, les rendant difficiles à observer, mais d’autres s’affichent pleinement à découvert comme ce fut le cas il y a quelques jours.

En effet, au beau milieu de l’étang de Zapata, se trouvait non pas des canards, ni même des butors ou des hérons, mais deux gros et superbes oiseaux blancs qu’il n’est pas coutumier de voir dans les Bardenas : des cygnes !

Que font-ils donc là ?
Il est probable que de passage au-dessus des Bardenas ils aient décidés d’y faire une courte halte avant de poursuivre leur migration. Il n’en demeure pas moins qu’il est très surprenant de voir des cygnes en ce lieu alors qu’on a plus l’habitude de les voir dans des jardins municipaux ou dans des espaces naturels bien plus cléments.

La photographie n’est pas très bonne mais on distingue bien les deux cygnes.
Photo : V.C.Echeverria
Le bleu somptueux de l’étang de Zapata contraste étonnement avec l’ocre brun de la plaine aride de la Blanca. . Photo : Frédéric Moncoqut

 

 

Bardenas, un mot exclusivement espagnol ?

Bardenas (ou Bardena) est-il un mot exclusivement espagnol ?
Nous serions tentés de le croire, mais non, ce mot est utilisé dans d’autres pays où sa signification n’est pas la même.

En Asie, dans les Philippines, Bardenas est un nom de famille relativement fréquent.

Etrange non ?

   

Ce policier philippin se nomme Mr Bardenas, c’est clairement mentionné.

 

Et en Italie, la Bardena est une rivière située en Toscane près de la petite ville de Prato. Ce cours d’eau très capricieux, à sec en été et torrentiel en hiver, provoque chaque année d’important dégâts lorsqu’il sort de son lit.

 

Nous pourrions aussi citer Bardenac, village de 240 âmes situé dans le sud-ouest de la France, en Charente.

Les habitants de cette localité ne se nomment pas bardeneros, mais bardenacais.

 

 

Les hommes en rouge se promènent dans les Bardenas.

Nous les voyons rarement dans les Bardenas, mais quand ils sont là ils sont visibles de loin,... de très très loin même.
Car il faut bien avouer qu’avec leurs uniformes rouges vifs les agents de la Police Forale de Navarre ne font pas dans la discrétion.

Les policiers qui ont été photographiés hier appartiennent à la Brigade de Protection de l’Environnement. Ils patrouillent dans tous les espaces naturels de Navarre, en 4x4 ou comme ici à moto tout-terrain.
Leurs rôles ? Faire respecter les lois relatives à la nature et veiller au respect des règles touristiques dans les espaces protégés.

Ces agents ne sont pas les seuls à patrouiller dans les Bardenas, nous en avons déjà parlé dans le présent site internet. Les Gardes Civils de la Paprona (Patrouille de Protection de la Nature) viennent, eux aussi occasionnellement, dans les Bardenas en 4x4 ou à motos. Et c’est sans oublier les inévitables Gardes du Parc Naturel qui sillonnent quotidiennement les pistes poussiéreuses des Bardenas.
Plus d’infos page "Infos tourisme".

 

 

Collision frontale sur une route des Bardenas.

Hier soir (5 mars), à 19h30, un jeune de 15 ans originaire d’Arguedas a été sérieusement blessé lors d’un accident de la route.

Les faits se sont déroulés sur la route qui mène à la caserne militaire du polygone de tir (Bardena Blanca). Alors qu’il faisait déjà nuit, l’adolescent circulait à motocross sur cette petite route lorsqu’il a percuté très violement une fourgonnette qui venait face à lui.

Alertés, les secours sont arrivés peu de temps après sur place. La victime a ensuite été transportée dans un état jugé grave vers l’hôpital de Navarre à Pampelune.
Selon le premier diagnostique, l’adolescent souffrirait de multiples fractures ainsi que d’un traumatisme crânien.

Ceux qui connaissent cette route savent à quel point elle peut être dangereuse si on ne se montre pas vigilant. Cette route est étroite et sinueuse, une vitesse très modérée est donc vivement conseillée lorsqu'on y circule.

Cette info vous choque ? Vous pensez qu'elle n'a rien à faire dans ce site ? Explication ici.

 

 

Une explosion titanesque !!!

Ceci est arrivé hier (28 février) en fin de matinée, lors d’un exercice aérien à feu réel tel que nous pouvons en voir depuis quelques jours.

Une bombe d’une puissance exceptionnelle a été larguée dans la zone militaire de la Bardena Blanca, provoquant après explosion un impressionnant panache de fumée et de poussière qui s’est élevé dans le ciel à plusieurs centaines de mètres d’altitude !

Si vous étiez dans la Bardena Blanca à ce moment là, vos oreilles ont dû en prendre un sacré coup, et c’est sans parler de l’effet de surprise, votre rythme cardiaque a du monter en flèche en une fraction de seconde !
Si toutefois vous vous trouviez au-delà de la Blanca, peut-être n’avez-vous rien entendu, et tout juste avez-vous été intrigué par cette étrange colonne de poussière qui s’est élevée au-dessus de l’horizon.

Cette photographie a été prise hier depuis Fustiñana (sud des Bardenas)
à 18 km du lieu de l’explosion !!!

Il faut savoir que selon l'endroit où on se trouve, la configuration des reliefs ne permet pas toujours d’entendre les explosions, aussi fortes soient-elles.
Rappelons-nous de celle du 01/04/2011 (voir "Flash infos 2011"), une seule bombe fut larguées ce jour là, mais quelle bombe !!! Certainement aussi puissante que celle d’hier.
L’explosion fut entendue jusqu’à 30 km en Aragon, alors que dans les villages navarrais proches personne ne l’entendit !
La raison est simple, la Bardena Blanca forme une vaste plaine largement ouverte vers la région aragonaise où aucun relief important ne peut stopper l’onde sonore issue d’une déflagration.
Il en est autrement pour les villages navarrais puisqu’entre eux et le polygone de tir se trouvent d’imposants reliefs (la Sierra del Yugo, les monts de la Negra, etc) qui agissent comme de véritables murs antibruit.

 

 

AVIS AUX RANDONNEURS : Interdiction d'accès à certains sites !

C'est devenu coutumier, les zones Pisquerra, Rallon, Ralla, Gorra et Zapata sont périodiquement interdites d'accès aux randonneurs afin de ne pas perturber la reproduction et la nidification des rapaces qui vivent en ces lieux.

Il vous a été annoncé début février l'imminence de cette interdiction d'accès, c'est chose faite, les sites mentionnés plus haut sont désormais interdits d'accès jusqu'à septembre prochain.

Notez que si les gardes interdisent l'accès à ces sites depuis le lundi 20 février, les panneaux d'interdiction ne seront installés que le 06 mars. Allez savoir pourquoi...

IMPORTANT, BON A SAVOIR !
Les zones mentionnées dans cet article ne représentent que 6% de la superficie des Bardenas, ce qui signifie que le reste du territoire est libre d'accès durant toute l'année de 08h00 jusqu'à une heure avant le coucher du soleil.
Pour situer les zones périodiquement interdites d'accès, veuillez cliquer ici (cartes).

 

 

Feu vert pour les éoliennes del Yugo !

Nous parlions déjà de cette menace en 2012 (voir "Flash infos 2012"), et voila qu’elle s’officialise.
De gigantesques éoliennes vont être implantées tout près des Bardenas, sur le mont del Yugo !

Le gouvernement de Navarre a approuvé cette semaine le plan d'énergie éolienne SIEP de la Sierra del Yugo. Les travaux vont donc bientôt commencer.

Nous pourrions nous inquiéter, avec raison, de l’impact environnemental d’un tel projet, mais rassurons-nous car une étude très sérieuse a été mandatée il y a quelques années et les maitres d’œuvre en ont tenu compte.

L’accent a été principalement mis sur la pollution visuelle. La Sierra del Yugo est quasi-frontalière avec le Parc Naturel des Bardenas Reales ainsi qu’avec la Réserve Naturelle du Vedado de Eguaras, et il est clair que ces gigantesques moulins à vent pourraient avoir un impact très néfaste sur le cadre paysagiste de ces espaces protégés.

A priori les éoliennes produiront pas ou peu d'impacts visuels.
Que ce soit du Castildetierra ou du Centre d'informations touristiques, aucun des parcs éoliens ne sera visible. Depuis le Vedado de Eguaras les éoliennes ne seront visibles (partiellement) que depuis quelques rares endroits.
Selon toute vraisemblance les éoliennes ne seront pas levées sur la crête de la Sierra del Yugo, mais plutôt sur le versant opposé à celui faisant face aux Bardenas. Il faudra donc s’éloigner de plusieurs kilomètres pour les voir, ou les entrevoir.

L’autre grand problème mis en avant par les écologistes concerne l’avifaune, mais là aucune solution ne semble avoir été trouvée.
Dans le secteur du Vedado de Eguaras vit et nidifie une importante colonie de vautours. La vitesse de rotation des trois gigantesques pales pourra atteindre 18 tours/minute, les grands rapaces aux vols lents et circulaires seront alors en grand danger !

Initialement l’aire réservée aux parcs éoliens devait s’étendre sur 2.000 hectares et il devait être construit 54 éoliennes répartis sur 7 parcs. Depuis les concepteurs du projet ont revu leurs ambitions à la baisse, il n’y aura "que" 4 parcs avec un total de 32 éoliennes, le tout réparti sur une aire un peu plus réduite qu’initialement prévue.

Chaque éolienne fera 120 mètres de hauteur (du sol au rotor) et chaque pale mesurera 54 mètres. Les 4 parc éoliens seront opérationnels en 2020 et auront couté environ 160 millions d’euros.

A gauche : Les Bardenas et le Vedado de Eguaras apparaissent en vert, la zone réservée aux éoliennes est en rouge (montage : F.Moncoqut) .

En matière d’éolienne il y eut un précédant dans le sud des Bardenas, souvenez-vous, c’était en 2010 (voir "Flash infos 2010").
Cinq gigantesques éoliennes avaient été plantées sur la marge aragonaise de la Plana de la Negra, à seulement quelques centaines de mètres du Sanctuaire de Sancho Abarca. Aucune étude sur l’impact environnemental n’avait été préalablement faite, et depuis l’impact visuel particulièrement déplorable nuit grandement au charme des lieux, c’est incontestable.

Force est de constater qu’en règle générale les espagnols semblent peu préoccupés par ces détails d’ordre esthétique ; il suffit de voir à quelle vitesse les éoliennes et les parcs solaires se sont implantés dans toute la vallée de l’Ebre durant ces quinze dernières années ! (plus de 60 parcs éoliens rien que pour la province de Saragosse !)

 

 

AVIS AUX TOURISTES : Manœuvres militaires, encore !!!

Bon, ça a beau être récurrent depuis des années on a quand même du mal à s’y faire : des manœuvres militaires à feu réel sont à nouveau programmées pour les jours prochains.

Ces manœuvres auront donc lieu :

Les 22, 23 et 24 février, de 09h15 à 10h30, et de 13h00 à 14h00.

Les 27 et 28 février, de 11h00 à 12h00.

Les 01 et 02 mars, de 11h00 à 12h00.

Le 03 mars, de 10h30 à 11h30, et de 12h30 à 13h30.

Ces manœuvres seront réalisées à feu réel !
En conséquence de quoi, l'usage de la piste principale du polygone sera perturbé durant les horaires indiqués pour ces jours (interdiction temporaire de circuler, tant en véhicule motorisé, qu'à vtt et à pied).
La piste menant au Castildetierra restera totalement libre d'accès.

NOTA : Les exercices de tir et de bombardement aériens ont lieu toute l'année mais uniquement avec des munitions d'entrainement. Seuls les exercices à feu réel sont annoncés dans ce site internet en raison, pour l'occasion, de l'interdiction d'utilisation de certaines pistes.

 

 

AVIS AUX TOURISTES : Manœuvres militaires !

Des exercices militaires auront lieu le mercredi 08 février, de 11h30 à 12h30.
Si pour des raisons X ou Y ces exercices ne pouvaient être réalisés ce jour là, ils seront reportés au lendemain, jeudi 09 février dans le même créneau horaire.

Ces exercices seront réalisés à feu réel !

En conséquence de quoi, l'usage de la piste principale du polygone sera perturbé durant les horaires indiqués pour ces jours (interdiction temporaire de circuler, tant en véhicule motorisé, qu'à vtt et à pied).

La piste menant au Castildetierra restera totalement libre d'accès.

 

 

Embourbé dans les Bardenas.

Hier, samedi 28 janvier, un automobiliste perdu et embourbé sur une piste des Bardenas a fait appel à la Police Provinciale de Tudela (Policia Foral).

L’infortuné conducteur s’était engagé sur une piste interdite aux véhicules motorisés en se fiant aux indications erronées de son GPS. Le climat étant ces jours derniers à la pluie, l’automobile (Seat Léon) se retrouva rapidement immobilisée dans une boue lourde et poisseuse.
Les policiers venus sur place tractèrent la Seat à l’aide de leur 4x4 Nissan Patrol.

Photo : Policia Foral de Tudela

Cet incident n’est pas un cas isolé, chaque année bon nombre d’automobilistes se retrouvent ainsi enlisés sur des pistes boueuses. La prudence s’impose donc, et tout particulièrement durant et après de fortes pluies.

 

 

Bardenas by night.

En fin d’année dernière le webmaster du présent site internet, Frédéric Moncoqut, vous a proposé de visiter sa nouvelle galerie de photos dans laquelle vous avez pu admirer de superbes vues des Bardenas.
Vous êtes maintenant invités à visiter les Bardenas sous les étoiles.
Bienvenue dans le somptueux univers des Bardenas nocturnes !

 

 

Le froid persiste, la faune sauvage souffre.

Le froid glacial qui s’étend actuellement sur l’Europe n’épargne pas les Bardenas.
Les températures nocturnes sont actuellement couramment négatives, proches des – 5°c, parfois même -9°c, et la sensation thermique est fortement accentuée par le vent très fréquent dans la région (-5°c par un vent de 30 km/h offre une sensation thermique de -13°c).
Face à ce climat hivernal la faune sauvage souffre beaucoup, c’est incontestable.

Ainsi, dans de telles conditions, les animaux se classent en deux grandes catégories :
- Ceux qui migrent, tels que bon nombre d’oiseaux qui partent plein sud vers des horizons plus cléments.
- Et ceux qui restent sur place, et qui doivent redoubler d’ingéniosité pour survivre au froid mordant de l’hiver.

La faune actuellement présente dans les Bardenas, donc sédentaire, vit dans des conditions extrêmement rudes que nul d’entre nous ne pourrait imaginer ; il s’agit bien au quotidien d’un combat contre la mort.
Deux options s’offrent à eux pour survivre : l’hibernation, ou l’adaptation.

Certains animaux, tels que les hérissons ou les chauves-souris, pratiquent une hibernation extrême. Leur baisse de température est si importante qu’elle leur permet de dormir durant plusieurs mois dans leurs terriers ou dans leurs grottes. Dans cet état, il n’y a plus aucune activité nerveuse, musculaire et alimentaire. La respiration et la consommation d’oxygène sont également ralenties. Cette phase dite de torpeur, est parfois entrecoupée de brefs éveils pour piocher dans les réserves et se dégourdir un peu les membres.

Plusieurs espèces animales ne pratiquent qu’une hibernation partielle, comme certains rongeurs. Cela se traduit par de brèves activités quotidiennes à l’extérieur pour rechercher un peu de nourriture, puis de retour dans leur abri ces animaux réduisent à nouveau leur métabolisme et gisent immobiles dans une sorte de léthargie pouvant durer plusieurs heures par jour.

Les animaux à sang froid tels que les reptiles et les batraciens procèdent de la même manière pour lutter contre le froid et la privation de nourriture. Ils se réfugient sous des pierres à l’abri des pluies et du vent, puis voient leur température corporelle baisser considérablement, parfois sous les 10°c, voire même 5°c ! Les scorpions (et oui, il y en a dans les Bardenas) agissent aussi ainsi.

Ceux qui n’hibernent pas doivent s’adapter.
Ainsi certains mammifères stockent des provisions dans une cachette pour passer un hiver sans pénurie de nourriture. D'autres accumulent d’importantes quantités de graisses dans leur organisme ou se protègent à l’aide d’une fourrure plus dense. Des abris destinés à se protéger du vent, des pluies et du froid sont aussi une règle indispensable à la survie. Parmi ces animaux figurent le sanglier, le lièvre, le renard, et bien d’autres.

L’hiver est donc une période particulièrement difficile pour la faune. Des nuits longues, glaciales et venteuses, où chaque animal vit son calvaire dans une solitude totale,... ainsi va la vie sauvage dans les Bardenas.

Durs comme de la pierre !
Ce crapaud et cette pauvre musaraigne ne se sont pas abrités suffisamment vite pour échapper à la morsure du froid nocturne, ils sont mort congelés.
Photos : J.Escuer et Goroti

 

 

Neuf décennies d’évolutions dans et autour des Bardenas.

Personne ne s’en rend vraiment compte, les changements sont souvent lents, ils surviennent par petites touches, on s’y habitue très vite puis on oublie tout ce qu’il en était avant cela.
Ce constat est principalement valable pour les anciens, ceux qui ont connu la région des Bardenas il y a déjà plusieurs décennies.
Prenons une date, 1930. Cette année peut paraître bien lointaine, c’est un autre temps, une époque aujourd’hui révolue, et pourtant si vous étiez un bardenero né cette année là vous pourriez aujourd’hui témoigner, du haut de vos 87 ans, de bien des changements dans la région.

Pour voir ces cartes en plus grand, veuillez cliquer ici.

Pour mieux en juger il vous est proposé ici trois comparatifs fort intéressants extraits de cartes Michelin datant de 1930, 1960 et 2015. Nous pouvons y observer les Bardenas ainsi que leurs périphéries navarraise et aragonaise.

Premier constat, les zones de végétations sont signalées de manière très hasardeuse sur la carte de 1930, le tracé des cours d’eau et des barrancos manque aussi de précision.

Ce qui saute ensuite aux yeux c’est évolution des voies de communication :
En 1930 les Bardenas sont totalement dépourvues de pistes carrossables.
Toujours en 1930, la route NA125/A125 (Tudela / Ejea) n’existe pas encore, il n’y a qu’une courte portion qui longe la Plana de la Bandera et qui se poursuit sous forme de sentier de mulet jusqu’à Ejea. Cette voie de communication peu commode n’est guère mieux praticable en 1960, alors qu’aujourd’hui elle constitue un axe routier très fréquenté dans la liaison Navarre / Aragon.
En regardant plus au nord nous constatons que les jonctions Mélida / Carcastillo / Sadaba sont absentes en 1930, encore une fois passer de la Navarre à l’Aragon était à l’époque fort peu aisé.
Même constat au sud, nous voyons qu’en 1930 Fustiñana n’est pas relié à Tauste.
Différence notable entre la troisième carte et les deux premières, la création de l’autoroute AP68-E804 facilite maintenant la communication vers Saragosse, la capitale aragonaise. On notera aussi la N232 transformée en voie rapide (A68).
Les militaires sont absents des Bardenas en 1930, mais trente ans plus tard l’armée américaine a déjà créé une caserne dans la Bardena Blanca ainsi qu’une piste de terre y menant depuis Arguedas, la carte de 1960 n’en fait cependant aucunement mention.

Vous l’aurez certainement constaté par vous-même, l’évolution la plus notable concerne la partie aragonaise, dans la comarque des Cinco Villas, à l’est des Bardenas.
En 1930, le vaste espace situé entre la frontière Navarre/Aragon et l’axe Sadaba/Ejea/Tauste est tout autant désert que le sont les Bardenas. Ici, à cette époque, la nature règne en maître absolu, cette terre n’étant nullement exploitée par l’homme.
Sur la carte datant de 1960 nous constatons que des villages apparaissent et de nouvelles routes commencent à être tracées.
Aujourd’hui ces villages font bien partie du paysage local, ils sont ce que l’on nomme des villages de colonisation agricole (voir "Flash infos 2009" en bas de page). Plus au nord, côté Navarre, un autre village est lui aussi né des travaux d’expansion agricole, il s’agit de Rada.

Il convient aussi de mentionner l’apparition de quelques canaux d’irrigation, le plus important pour nous étant celui nommé "Acequia de las Cinco Villas" et qui justifia à lui seul la création des villages de colonisation agricole.

Pour finir, peut-être avez-vous remarqué la voie de chemin de fer venant du sud et passant par Tauste, Ejéa et ayant pour terminus Sadaba ? et bien aujourd’hui elle n’existe plus, et depuis déjà bien longtemps...

Pour voir ces cartes en plus grand, veuillez cliquer ici.

 

 

Un froid glacial s’invite dans les Bardenas.

Après trois années consécutives sans véritable hiver, le froid semble enfin être revenu dans les Bardenas.

Depuis quelques jours se mêlent aux brouillards persistants (voir "Flash infos 2016") de fortes gelés provoquées par des températures négatives, que ce soit de jour comme de nuit.
Des herbes steppiques de la Blanca aux pins d’Alep de la Negra, la végétation est actuellement presque quotidiennement recouverte d’une épaisse couche de givre blanchâtre. Trois ans que nous n’avions pas vu un tel spectacle dans les Bardenas !

Ici, les aiguilles d'un pin d'Alep sont recouvertes d'une épaisse couche de glace née de l'association
du brouillard et du froid. . Photos prises dans les pinèdes de la Bardena Negra.

Actuellement le brouillard apparaît régulièrement et durablement des deux côtés de la frontière, en France et en Espagne, mais pour ce qui est des températures, très étrangement, elles sont souvent plus basses dans la région des Bardenas que dans les plaines du sud-ouest de la France.

 

 

Hommage au Paris-Dakar, destination les Bardenas !

Dans les années 80, Patrick Lehue se passionnait pour le rallye Paris-Dakar (c'est comme ça qu'on appelait le Dakar). Habitant près de Toulouse sur le tracé de la course (qui traversait alors la France), il ne manquait jamais d'aller voir passer les concurrents, vouant une admiration pour les motards, particulièrement les amateurs, ceux qu'on surnommait les "poireaux".

Le temps passant, les obligations professionnelles prenant le dessus, il a mis la moto de côté durant de longues années.  
En 2014, à l'aube des 50 ans, l'envie de refaire ce tracé mythique un 1er janvier a refait surface.  
Il a remis en état sa bonne vieille 400 XLR, et a planifié une traversée hivernale de la France pour le 1er janvier 2015. Paris-Sète en cette saison sur un monocylindre de 30 ans, y en a pas beaucoup qui auraient relevé le défi.  
Pour 2017 (ou plutôt fin 2016) il a décidé de corser l'aventure.  
S'inspirant d'une étape marathon du 5è Paris-Dakar qui s'était étalée sur 2.300km d'une traite, il a parcouru la même distance au départ du Touquet (nord de la France) jusqu'au désert des Bardenas en Espagne.  
Parti mercredi matin à 08h, il a bouclé son périple hier (31/12/16) vers 13h.

Infos et textes : lerepairedesmotards.com

Patrick Lehue a honoré la première étape du Dakar 1983, un périple de 2 300 kilomètres.
Le point de départ fut Le Touquet, puis direction Paris, Toulouse, Nîmes, Sète et enfin le désert des Bardenas. Trois jours quasiment non-stop puisqu’il ne s'est autorisé que deux pauses de quatre heures en trois jours.
2.300 km au guidon d’une Honda 400 XLR d’époque, dans le froid, le brouillard, et souvent de nuit... Chapeau, et un sincère respect.

 

 

Pour un séjour agréable et riche en sensations !

Destination privilégiée des amoureux d’exotisme et de nature sauvage, les Bardenas attirent de plus en plus d’adeptes de randonnées pédestres et VTT.

Il faut bien avouer qu’ici, à seulement deux heures de la frontière française, les randonneurs ont souvent l’étrange sentiment de changer non pas de pays, mais carrément de continent !

Les Bardenas ? C’est en quelque sorte les déserts du Maghreb tout près de chez nous. Mieux ! certains n’hésitent pas à faire le comparatif avec les majestueux déserts d’Amérique du nord ! Bref, peu importe les comparaisons, les Bardenas constituent pour de nombreux français leur désert du week-end.

Quel que soit le moyen de locomotion choisi (à pied, à VTT, à cheval, en moto, en automobile,...), découvrir les Bardenas nécessite un minimum de préparation. Les Bardenas, ça ne s’improvise pas.

Outre la consultation de livres spécialisés, un séjour agréable et riche en sensations implique parfois l’assistance de guides expérimentés, et les guides les plus compétents en la matière se nomment Frédéric Moncoqut, Ruben Mendi et José Maria Samanes.

 

Frédéric Moncoqut (plus communément nommé "Fred") est incontestablement le spécialiste français des Bardenas, il les parcourt inlassablement depuis 25 ans au point d’avoir consacré à ce désert de nombreux livres et guides ainsi qu’un site internet qui fait référence sur le web français (www.bardenas-reales.net).

Hors des Bardenas, tant en Navarre qu'en Aragon, Fred est un peu comme chez lui, d'ailleurs certains espagnols n'hésitent pas à le surnommé "el bardenero francés" !

Fred connait personnellement Ruben et Jose Maria avec qui il a lié amitié depuis de nombreuses années.

 

Avec Ruben, vous aurez la garantie d’un accueil des plus chaleureux. Vous serez reçu comme des rois dans une ambiance conviviale,... presque familiale !

Lors de votre séjour dans son complexe troglodyte il vous sera proposé de nombreuses activités, jugez plutôt : visite touristique des Bardenas en 4x4, conseils concernant les randonnées pouvant être réalisées à pied ou à VTT, transport des VTT si vous êtes en groupe, hébergement (les Cuevas), les meilleurs restaurants du coin, visite de parcs à thèmes (vos enfants apprécieront le parc Senda Viva ainsi que les dinosaures du Barranco Perdido), pêche au silure dans le rio Ebro, etc.

 

José Maria, lui, vous offrira l’Aventure comme vous n'auriez jamais osé l’imaginer !

Vous découvrirez les Bardenas façon cowboy, à cheval, et vous passerez vos nuits soit dans une ancienne bergerie rénovée, soit sous les étoiles près d’un feu de camp (vous dégusterez alors d’excellentes grillades). Vous constaterez aussi que les Bardenas n'ont aucun secret pour lui, il est incontestablement le guide le plus expérimenté de la région !

Vous aurez également la possibilité de découvrir les Bardenas en solitaire en louant l’un des 4x4 de José Maria ainsi que l’une de ses maisonnettes (à votre demande, un guide pourra vous accompagner).

 

Fred, Ruben et José Maria vous garantissent un séjour agréable et riche en sensations.

Soyez les bienvenus dans les Bardenas !